Les nombreux lecteurs de Christian Bobin, ainsi que la maison d'édition Gallimard chez qui il était publié, sont en deuil: Christian Bobin est décédé. Il avait 71 ans.

Qui ne connaît au moins un titre de cet écrivain français, dont la plume imagée et les phrases courtes ont fait la renommée? Citons notamment "La Plus que vive" paru en 1996, ou "Le Très-Bas" quatre ans auparavant. Plus récemment, il avait publié "La Prière silencieuse", (2015) avec des photographies de Frédéric Dupont.
La mort était présente dans les livres de Christian Bobin, comme le rappelle la Croix dans cette citation: "Un jour il nous faudra traverser une vitre sans la briser. L’effort sera terrible, qui changera notre cœur en rayon de soleil. Mourir sans effrois est le privilège des nuages", écrivait-il dans Un bruit de balançoire, publié en 2017.
Spiritualité du quotidien
La mort de Christian Bobin est annoncé ce 25 novembre par sa maison d'éditions. Pour rendre hommage à l'écrivain, nous choisissons de partager quelques extraits de ses œuvres.
Dans "Le Très-Bas", il dressait le portrait de St François d'Assise, il y raconte l'homme du 13ème siècle dans son enfance, dans son évolution religieuse puis à l'âge adulte. Dans ce petit livre, Christian Bobin écrit : "Il va là ou le chant ne manque jamais de souffle, là ou le monde n'est plus qu'une seule note élémentaire tenue infiniment, une seule corde de lumière vibrant éternellement en tout, partout."
Un autre livre a valu à Christian Bobin le prix du livre de spiritualité La Procure en 2010: "Les ruines du Ciel". Dans cette courte citation que nous avons choisie, on retrouve le style concentré de l'écrivain qui faisait sa marque de fabrique. "Les livres sont la résidence secondaire de l’âme. Quand elle pousse les volets de papier contre le mur, une lumière entre partout dans la pièce."
Dernière rencontre
Et pour finir, laissons la parole à l'écrivain lui-même dans un entretien accordé l'année dernière à RCF: Christian Bobin, une vie à la recherche du "cœur-enfant"
A lire aussi:
- L'hommage de Michel Kesteman: "Bobin soit il, 'l’homme-joie' "

