Certes, les Belges ont pu fêter la victoire et le titre de champion du monde du cycliste Remco Evenepoel. Mais ce dimanche 25 septembre, l'Australien Rien Schuurhuis a également concouru, sous la bannière vaticane. Une première.

« Je me sens béni », confiait Rien Schuurhuis à l’AFP avant de prendre le départ du championnat avec un maillot aux couleurs vaticanes.
C’est la première fois que le Vatican aligne un coureur dans les Mondiaux après être devenu membre officiel l’année dernière de l’Union cycliste internationale (UCI), première fédération d’un sport olympique à lui ouvrir ses portes.
Pour pouvoir représenter le micro-état, il faut être, soi-même ou un membre de sa famille en lien direct (parent, enfant), citoyen ou employé du Vatican. Rien Schuurhuis, 40 ans, est l' époux de Chiara Porro, nommée ambassadrice de l’Australie au Saint-Siège en 2020.
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« C’est comme ça que j’ai pu rejoindre Athletica Vaticana qui est, à la base, une initiative du pape François, explique le cycliste originaire de Groninge (Pays-Bas) à nos confrères. Le pape estime que le sport est un bon moyen de transmettre des valeurs d’inclusion et de fraternité. En sport, tout le monde est égal et tout le monde partage le même objectif. Ce message me parle. Et me voilà aux championnats du monde, c’est incroyable. »
En 2019, le pape François avait loué le cyclisme qui « met en évidence certaines vertus telles que l’endurance à la fatigue (dans les montées longues et difficiles), le courage (pour tenter une échappée ou s’attaquer à un sprint), l’intégrité dans le respect des règles, l’altruisme et le sens du travail en équipe », rappelle Athletica Vaticana.
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Rien Schuurhuis a également confié avoir su rouler avant même de marcher, pourtant, il n'avait jamais osé rêver de participer à une telle compétition. Avant le départ, le cycliste du pape, accompagné à Wollongong par l’ancien pro Valerio Agnoli, ex-équipier d’Ivan Basso et Vincenzo Nibali, restait modeste sur ses ambitions. Voici ce qu'il a déclaré à l'issue de la course: " Ce fut une expérience fantastique, je suis si fier, ce fut très douloureux à certains moments, [...] mais ce fut une expérience fantastique, encore mieux que ce dont j'avais pu rêvé."
S.D. avec La Croix
