Une page de l'Ommegang consacrée à l'empereur
Chaque année, l'Ommegang fait revivre dans les rues de Bruxelles un cortège historique né au XIVe siècle, à l'origine une procession religieuse devenue au fil du temps une grande évocation costumée de la cour de Charles Quint. Le 2 juillet, l'édition de cette année avait choisi de raconter les liens qui unissent la ville à son empereur, et la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule, alors simple collégiale, y a tenu une place centrale.
Des liens qui remontent au XVIe siècle
C'est là que le règne de Charles Quint sur nos provinces avait été proclamé le 5 janvier 1515, et qu'il était devenu roi de Castille l'année suivante. Le 25 novembre 1516, il y avait ouvert le dix-huitième chapitre de l'Ordre de la Toison d'or. La collégiale avait aussi accompagné les deuils de la famille impériale, jusqu'aux funérailles de l'empereur lui-même, organisées à Bruxelles par son fils Philippe II en 1558. Les vitraux de la chapelle du Saint-Sacrement, offerts entre 1540 et 1547, gardent le souvenir de cette proximité.
Le déroulé de la cérémonie
La cérémonie du 2 juillet s'est ouverte sur l'arrivée de Charles Quint et de sa suite, annoncée par l'ensemble Tuba Bruxellensis, suivie d'un accueil, d'une prière et d'une pièce d'orgue de Xavier Deprez. Bart Van Loo, héraut de l'Ommegang 2026, et Daniel van Steenberghe, président de la fabrique d'église Notre-Dame des Victoires au Sablon, ont retracé l'histoire de l'édifice et ses liens avec l'empereur, entrecoupés de pièces chantées par l'ensemble Voces Desuper.
Diane de Crombrugghe de Picquendaele, Isabelle Jeanne Lecocq et Melina Reintjens ont ensuite présenté à l'empereur les vitraux de sa dynastie, pendant que Voces Desuper interprétait notamment le Mille regretz de Josquin Desprez. La cérémonie s'est refermée sur une prière finale et la procession de sortie, avant un concert de carillon donné sur le parvis par Mark Van Bets.
