Entre passé archéologique et avenir énergétique, Philippe et Mathilde concluent leur visite d’Etat


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Entre passé archéologique et avenir énergétique, Philippe et Mathilde concluent leur visite d’Etat
Le Temple - Cap Sounion
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Si la deuxième journée de la visite d'Etat des souverains belges a été l'occasion de mettre en valeur le patrimoine culturel de la région athénienne, la troisième et dernière matinée en Grèce a été consacrée à la découverte du terminal gazier de Revithoussa.

Domaine de prédilection du roi Philippe, la Grèce antique retient l'attention des Belges. Preuve en est avec l'Ecole belge d'Athènes, active dans sa forme actuelle depuis 1985. Présents sur place, professeurs d'université et scientifiques soulignent l'importance des lieux.

Dressé sur un promontoire spectaculaire au cap Sounion, le temple du dieu des océans attire les regards. Ce sanctuaire de style dorique symbolise l'âge d'or de Périclès, au Ve siècle avant Jésus-Christ. Véritable tour de guet, il surplombe la mer Egée et fascine les visiteurs.

Temple - Cap Sounion
Le temple de Poséidon - Cap Sounion
© CathoBel

Non loin de là, les vestiges du site de Thorikos présentent un lien particulier avec la Belgique. Théâtre, lavoir et ancien site minier y ont laissé des traces, qui révèlent encore bien des surprises lors des fouilles menées par les archéologues, parmi lesquels des Belges.

Le site de Thorikos
© CathoBel

Enfin, mère des vestiges, le musée de l'acropole a été le lieu de la cérémonie de clôture de la visite d'Etat. A cette occasion, un concert de musique classique a été offert par les souverains, mettant en lumière de jeunes musiciens belges et le compositeur liégeois Jongen. Parmi l'assemblée se trouvait le nouvel archevêque d'Athènes, Mgr Theodoros Kontidis. Installé dans la capitale grecque, le jésuite y a été précédemment curé de la paroisse du Sacré-Coeur de Jésus.

La question énergétique

Enjeu particulièrement sensible depuis le début de l'invasion en Ukraine, l'indépendance énergétique ne représente toutefois plus une perspective lointaine pour la Grèce, du moins en matière de ressources gazières. De ce point de vue, le développement du terminal de Revithoussa s'avère déterminant pour la région du sud-est de l'Europe, porte d'entrée des Balkans. Ouvert en 2000, ce terminal collecte du gaz liquéfié naturel, livré en bateaux.

L'île de Revithoussa
© CathoBel

Grâce à un cofinancement de l'Union européenne, moyennant des fonds de développement et d'innovation, ce site contribue également à la mise en œuvre de projets de transition pour une énergie verte et durable. Le recours au gaz, source d'énergie carbonique, est, en effet, autorisé par l'Union européenne jusqu'en 2035. D'ici là, de nouvelles approches auront été développées, comme la production d'hydrogène vert, nous précise un spécialiste en ressources énergétiques. Or le terminal de Revithoussa est précisément convertible à l'hydrogène…

Un lieu à revoir par les souverains belges d'ici quelques années ?

Angélique TASIAUX

Catégorie : International

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