A l'occasion de la fête de Pâques, le comédien namurois Philippe Vauchel a rédigé un texte, lu sur certains parvis du diocèse. En lien avec la campagne intitulée "Donnons tout son sens à la vie", son poème célèbre l'instant présent.
Extraits choisis :
Ah, c’est sûr, par les temps qui courent, elle court un peu moins avec le temps…
Regardez !
La voilà qui s’échappe de nos agendas, de nos horaires, de nos plannings…
La voilà soudain qui prend du poids !
Voilà notre vie qui s’élargit en existence !
(...)
Quel que soit notre pays, notre langue, notre couleur de peau, nous tombons pareillement malades, nous avons pareillement peur, et pareillement nous mourons…
(...)
C’était peut-être ça être confiné.
Partir aux confins…
Aux confins de nos maisons, notre grenier, notre cave…
Aux confins de nos jardins, là-bas tout au bout où l’on ne va jamais…
Et partir aux confins de notre vie…tout au bord, là où elle s’élargit en existence !
Là où elle nous relie intimement les uns aux autres.
Où elle nous relie à plus grand que nous !
(...)
Il y a un autre monde, il commence dans celui-ci, disait un certain Jésus.
Ouvrons grandes les fenêtres de ce monde !
Laissons l’amour y entrer à tout va !
Laissons la vie y pulser à tout va !
Et laissons le vent de Pâques y semer l’Espérance et la Fête de la Vie offerte.
Douce vie à vous.
C’est bon que vous soyez là.
Lecture du poème de Philippe Vauchel par le comédien lui-même :


