Le couple reprend les activités du Centre d’unions chrétiennes et laïques. C’est à travers cette asbl qu’ils se sont rencontrés et puis mariés il y a 28 ans.

Kathy et Philippe se sont rencontrés grâce au CUCL.
Le Centre d’union chrétiennes et laïques a plus de 50 ans d’histoire. A l’origine créé pour des Belges travaillant à l’étranger qui n’avaient pas le temps de faire des rencontres en Belgique, il a permis à nombre de couples de se former au fil des ans. L’apparition des sites de rencontres, il y a quelques années, a tout de même posé problème pour le Centre qui a fermé ses portes.
Après 28 ans de mariage et trois enfants qui commencent à quitter le nid, Kathy et Philippe ont décidé de se lancer dans l’aventure et de reprendre l’association. Philippe se rappelle sa grande timidité qui l’a poussé à faire appel au Centre, il y a une trentaine d’années. A son tour, il veut apporter son aide à des célibataires et leur permettre de trouver la perle rare. Une démarche d’autant plus pertinente que le contexte sanitaire complique davantage les nouvelles rencontres.
Un centre ouvert à tous
S’ils ont décidé de garder le nom de « Centre d’unions chrétiennes et laïques » pour préserver l’héritage de l’association, leur service n’en est pas moins ouvert à toutes les confessions. « La vocation première, c’est que des personnes puissent se rencontrer et être heureuses ensemble. Si une personne émet le désir de rencontrer une personne croyante, on va l’aider. Personnellement, on peut dire que notre sacrement de mariage nous a aidé à vivre le mariage mais ce n’est pas pour ça que nous sommes fermés à d’autres religions ou à des personnes athées. On ne veut pas être cloisonnés. » soulignent-ils.
Le Cucl fonctionne à la fois avec des activités de groupe entre célibataires et/ou un accompagnement individuel. Après avoir rencontré la personne et établi son profil, Kathy et Philippe tentent de trouver un membre du centre qui pourrait lui correspondre. Même s’ils ont une riche expérience en tant qu’animateurs de retraites pour adultes, ils avouent débuter et se laissent le loisir de progresser notamment en se formant à la morphopsychologie. Philippe, qui travaille dans le milieu de l’insertion professionnelle, a pu constater à quel point l’image que l’on renvoie à son entourage est importante. Parfois, il faut la corriger en fonction de son objectif. En tant que bio-esthéticienne, Kathy peut apporter une aide relooking pour ceux qui le souhaitent.
Bien loin d’une agence matrimoniale, ils définissent cette activité bénévole comme une bonne action. Une façon de rendre la pareille en quelques sortes. Ils espèrent accueillir rapidement de nouveaux membres pour commencer les rencontres et ainsi offrir un service qui peut, véritablement, changer une vie.
Sarah Poucet


