Affaire McCarrick : Une « blessure ouverte et encore sanglante »


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Affaire McCarrick : Une « blessure ouverte et encore sanglante »
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le
2 min

Le rapport de la Secrétairerie d’Etat du Vatican sur l'ancien cardinal Theodore E. McCarrick a été publié. Il souligne les nombreuses failles qui ont permis à l’ancien prélat américain d’échapper à la justice pendant de nombreuses années.

Le Vatican a rendu public le 10 novembre le "Rapport sur la connaissance institutionnelle et le processus décisionnaire du Saint-Siège concernant l’ex-cardinal Theodore Edgar McCarrick (1930-2017)". Epais de 445 pages, le document inédit produit par la Secrétairerie d’Etat du Vatican retrace, depuis le pontificat de Paul VI, la façon dont l’ancien haut prélat américain a brillamment évolué dans la hiérarchie de l’Eglise malgré les nombreuses allégations d’abus sexuels qui pesaient sur lui. Ce dernier, accusé d’abus sexuels sur de jeunes séminaristes alors qu’il était évêque, a été renvoyé de l’état clérical le 15 février 2019.

Le rapport ne porte pas directement sur les faits reprochés à l’encontre de l’homme qui a aujourd’hui 90 ans, mais cherche à comprendre comment l’Eglise a failli dans son jugement. Et dans cette recherche, il souligne les erreurs, nombreuses, commises par la hiérarchie catholique – des évêques américains au pape Jean Paul II en personne – malgré les nombreux signes d’alerte.

Prise de conscience au Vatican

Dans un long article au sujet de ce rapport, Andrea Tornielli, directeur éditorial du Dicastère pour la communication, reconnaît que cette affaire McCarrick est "une blessure pour l’Eglise catholique, aux États-Unis comme à Rome, ouverte et encore sanglante". Il s’agit d’une "blessure qui ne peut être guérie que par de nouvelles normes ou des codes de conduite toujours plus efficaces, parce que le crime aussi tient du péché", poursuit Andrea Tornielli qui insiste sur les nouvelles législations mises en place à cet effet par Benoît XVI et François. Et de souligner que l’Eglise sous Benoît XVI puis François "a pris de plus en plus conscience du drame indicible des victimes, de la nécessité de garantir la protection des mineurs, de l’importance de normes capables de combattre le phénomène". Aujourd’hui, elle "a enfin pris conscience aussi des abus commis à l’encontre d’adultes vulnérables et de l’abus de pouvoir".

P. G. avec Vatican News

 

Catégorie : Eglise monde

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