Saint Arnould de Soissons, patron des brasseurs belges,…


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Saint Arnould de Soissons, patron des brasseurs belges,…
Saint Arnould de Soissons
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Eh bien oui, cela existe : un saint patron pour les brasseurs ! Les moines trappistes le connaissent bien en Belgique... c’est saint Arnould de Soissons. "Divine Box" nous raconte son histoire en deux minutes.

 Le petit Arnould voit le jour en 1040 en Belgique. En grandissant, il excelle rapidement dans la chevalerie, où on on le surnomme « Arnould le fort ». Malgré son talent, la vocation le tiraille et l’emporte. C’est décidé, saint Arnould sera moine !

Mais Arnould est filou ! Voulant revêtir l’habit bénédictin, il se rend un jour en cachette au monastère Saint-Médard de Soissons, prétextant un passage à la cour de France. Et ça fonctionne, le voilà désormais moine bénédictin. Quelques années plus tard, la charge d’abbé risque de lui être confiée mais il ne l’entend pas ainsi et tente alors de fuir l’abbaye. En vain ! La légende raconte qu’un loup rôdait à ce moment-là et reconduisit saint Arnould jusqu’aux portes de l’abbaye où il se vit dans l’obligation d’accomplir son devoir d’abbé.

Quelques années plus tard, il devient prêtre puis endosse la charge d’évêque de Soissons, d’où son nom : saint Arnould de Soissons. La charge épiscopale lui est de nouveau assignée contre son gré… Aussitôt un successeur retrouvé, saint Arnould retourne donc à la vie monastique, où il mourut en 1087.

Le miracle de la bière

Alors qu’il était évêque, le pape confia à Arnould la rude mission de reconquérir sa Flandre natale et d’y apporter la paix. Vaste programme ! Dans ce but, l’évêque ordonna la fondation de l’abbaye d’Oudenburg en 1084, mais les ouvriers vinrent à manquer suite à une violente épidémie de peste qui ravageait alors la région. La construction de l’abbaye fut ainsi arrêtée. Futé, Arnould remarqua que les habitants qui buvaient l’eau de la rivière mourraient les uns après les autres… Il rassembla chez le brasseur du village les derniers ouvriers et bénit le brassin de sa crosse. Après avoir bu la bière bénie, tout le monde fut guéri et la peste fut éradiquée !

Miracle ou légende ? En fait, aucun ! L’eau utilisée dans la fabrication de la bière est assainie par les différentes étapes d’ébullition, ce qui la purifie des bactéries… Rien de nouveau, mais à l’époque, ce n’était pas encore ancré dans les mémoires !

Aujourd’hui, on fête officiellement saint Arnould de Soissons le 14 août. D’ailleurs, à Bruxelles, un week-end entier lui est dédié chaque année fin août/début septembre pour célébrer le « jour de la bière ». Dans de nombreuses abbayes qui brassent de la bière trappiste, on retrouve saint Arnould en tableau, souvent représenté avec une pelle à brasser dans la main gauche.

Source: Divine Box

Catégorie : L'actu

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