Les masques sont obligatoires, nous le savons tous. Alors, pour éviter le gaspillage de ces protections sanitaires devenues indispensables, autant privilégier les protections en tissu. A poids, à lignes ou fleuris… il y en a pour tous les goûts. Exploration d'un univers en expansion.
Un accessoire de mode
Le choix des masques n'est désormais plus laissé au hasard dans la composition de certaines tenues. Et si les firmes de cosmétiques déplorent une chute des ventes de rouge à lèvres, les accessoiristes se réjouissent de l'apparition de ce nouvel élément de la toilette. En effet, l'objet se trouve assorti aux tenues vestimentaires, accompagnant la couleur de l'habillement. Afin d'éviter la déconvenue de découvrir que l'achat vient en droite ligne du bout du monde (made in China, n'est-il pas), mieux vaut se renseigner sur le fabricant. Voilà, en effet, une belle occasion de soutenir le développement des activités locales.
Un support publicitaire
Pour récompenser et encourager les dons de sang, la Croix Rouge de Belgique n'a pas hésité à offrir aux donateurs, en guise de remerciement, un masque de couleur rouge, estampillé par l'association. D'autres firmes commerciales apposent leur logo sur des masques réutilisables et les offrent à leur personnel qui font ainsi leur promotion, parfois même sans y penser ! Les utilisateurs deviennent ainsi des visages à connotation publicitaire.
Un gadget ludique
Du côté des musées, certaines boutiques disposent d'une gamme textile avec des masques originaux conçus par des créateurs. Voilà pour le public l'occasion de soutenir l'artisanat et les micro-entreprises. Ainsi, à titre d'exemple, la boutique en ligne de l'Africa Shop.
Une occasion commerciale
Les entreprises de travail adapté ont bien compris et saisi l'opportunité du marché et ont lancé, depuis quelques mois, un atelier de couture. Ainsi en est-il de l'atelier gembloutois Les Dauphins, qui fournit une gamme de masques lavables, à double couche et trois plis, au prix compétitif de 4,50€ (hors frais d'envoi). Vincent Fastré, le représentant commercial, nous précise que plusieurs milliers de masques ont déjà trouvé acquéreur, via les commandes sur le site ou par téléphone. "Des points de dépôt complètent les possibilités d'approvisionnement, notamment dans des stations essence du zoning. Maintenant la gamme est étoffée avec d'autres produits en tissu, comme des sacs de friandises pour la Saint-Nicolas ou des sacs pour les courses alimentaires. Barrière efficace, le masque combine trois aspects. Il est à la fois social, local et réutilisable." Du côté néerlandophone, Handymade assure également une offre complète, avec notamment la vente de masques, mais aussi celle de visières transparentes.
Des ambassadeurs de la générosité
Surfant sur la vague, certaines associations en profitent pour lancer des appels aux dons. La Fondation contre le Cancer mène actuellement une action de vente partagée. Tout masque acheté donne lieu au don d'un autre à une personne atteinte d'un cancer.
Les masques ont assurément encore de beaux jours devant eux... Certains annonceurs et entrepreneurs créatifs l'ont bien compris et exploitent ce nouveau mode d'expression.
Angélique TASIAUX
Illustration : CCO Pixabay


