Arrivée ensoleillée du couple royal accueilli à Lisbonne le 22 octobre par le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, en présence du Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, et des Ministres-Présidents des Communautés et Régions.
Le déroulement conventionnel de cette première journée a été marqué sous le sceau protocolaire, avec le passage en revue de la garde d'honneur devant le Monastère des Hiéronymites, une visite rapide de l'église Sainte-Marie, sous la houlette du cardinal Manuel do Nascimento Clemente, le patriarche de Lisbonne. Ensuite, le roi Philippe et la
reine Mathilde ont été reçus au palais présidentiel où ils ont effectué la traditionnelle signature des registres, conversé en privé avec le président de la République, remis confidentiellement des cadeaux de bienvenue et prononcé un discours officiel. Pendant ce temps, les membres académiques ont rencontré leurs homologues portugais.
Une opportunité judicieuse pour les institutions belges
Recteur de l'UCLouvain, Vincent Blondel estime profitables ces déplacements étrangers rehaussés de la présence du couple royal, qui leur assure prestige et notoriété. "L'intérêt est de trois ordres, précise-t-il. Ces visites permettent de nouer, maintenir, voire renouveler et prolonger des conventions, des accords de mobilité ou de recherche avec d'autres universités ou des instituts de recherche. Ensuite, la mission a un volet économique, puisqu'elle permet un rapprochement entre les acteurs économiques pour susciter le développement de nouveaux projets. Enfin, le troisième aspect concerne les relations avec les étudiants. En effet, ces déplacements permettent des retrouvailles avec des étudiants diplômés installés dans le pays et ceux qui étudient sur place. Ainsi, à Lisbonne, un petit déjeuner est organisé par l'UCLouvain, le deuxième jour de la visite d'Etat, afin de voir comment les étudiants vivent l'expérience de la mobilité." En outre, ces différents contacts informels offrent une possibilité de rapprochement aux différents acteurs académiques des institutions belges. Enfin, grâce à la présence royale, davantage de responsables académiques étrangers se déplacent lors des séminaires, nous confirme encore Vincent Blondel. "Les visites d'aujourd'hui permettront de développer les projets de demain. Les contacts noués se construisent dans la durée." En effet, ceux-ci donnent lieu à des développements consécutifs, quelquefois des mois ou des années plus tard. Et le recteur de rappeler que désormais 6.000 étudiants, soit un cinquième de l'ensemble des étudiants inscrits dans le pôle louvaniste, passent six mois de leur cursus à l'étranger. Actualité automnale oblige, Vincent Blondel s'éclipsera avant la fin de la visite d'Etat, pour assurer le lancement des 24h de Louvain-la-Neuve, attendues ce mercredi 24 octobre.
Du côté des arts
Toujours à Lisbonne, c'est dans l'espace muséal du MAAT, le Musée des arts, de l'architecture et de la Technologie, qu'a été lancée une exposition temporaire (du 22 au 26 octobre 2018) intitulée "For a Brave New Brussels", consacrée aux "smart cities" ou villes intelligentes. Lors de l'inauguration, Rudi Vervoort, le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, a fait un éloge appuyé de la culture "qui permet une meilleure compréhension du monde, de dépasser la condition humaine et donne une approche du sentiment d'éternité". Pour Paul Dujardin, au nom de Bozar, Lisbonne procure l'occasion "de tester de nouvelles technologies". Parmi les pièces exposées, se trouvent uniquement des créations originaires de la capitale européenne.
Angélique TASIAUX
envoyée spéciale




