Mons : d’heureuses retrouvailles…


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Mons : d’heureuses retrouvailles…
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
2 min

Après 38 ans de « cavale », un tableau volé est revenu à la Collégiale Sainte-Waudru. Une cérémonie a marqué ce retour au bercail.

« Un surcroît de beauté » : c'est en ces termes qu'André Minet, doyen de Sainte-Waudru, a partagé le sentiment qui l'habitait lors de la cérémonie du retour du tableau volé. La fabrique d'église et la Ville de Mons avaient choisi ce jour de l'Ascension pour marquer l'événement. Et c'est effectivement un grand événement pour Sainte-Waudru que de récupérer ainsi une crucifixion dérobée dans la nuit du 1er au 2 juillet 1980 à la Collégiale.

Au total, 21 œuvres d'art (7 tapisseries et 14 tableaux) avaient été volées. L'un des tableaux a déjà été retrouvé. Il est revenu à Mons en 1998. Aujourd'hui, c'est donc un deuxième tableau que la Collégiale récupère. Et cela nous invite à ne pas désespérer pour la suite, comme l'a dit le doyen...

Une haute valeur culturelle

Une importante délégation italienne se trouvait ce jeudi à Sainte-Waudru. C'est en effet aux carabinieri, et plus particulièrement à la section chargée des enquêtes sur les œuvres d'art volées, que l'on doit cette découverte. L'ambassadeur d'Italie en Belgique a d'ailleurs souligné combien son pays était réputé en matière de protection des biens culturels, avec une banque de données qui compte pas moins de six millions d'œuvres d'art.

Et le bourgmestre de Mons Elio di Rupo, d'origine italienne comme on sait, de féliciter bien sûr les autorités transalpines en plaidant pour une chasse sans merci aux voleurs et revendeurs d'œuvres d'art. Car des œuvres comme ce tableau retrouvé présentent une haute valeur culturelle, pour les croyants comme pour les non-croyants.

 

Une existence bien remplie

Le tableau est donc de retour mais il faut encore le restaurer. Le pôle muséal de la Ville de Mons va s'en charger. Il faudra travailler à sa conservation puis au traitement du support et de la peinture. Ce sera aussi l'occasion de se pencher sur ses origines et ses tribulations. Car on sait finalement peu de choses de cette crucifixion qui doit dater du début du 16e siècle. Comme l'a dit Pierre Dufour, président de la fabrique, on ne connaît pas l'auteur et on ignore à quel endroit il devait se trouver à l'origine. Il n'est en effet mentionné dans le patrimoine de Ste-Waudru qu'à partir du 19e siècle. Il a dû subir plusieurs déménagements, au cours desquels il a été transformé. C'est ainsi que les deux larrons crucifiés avec le Christ ont été « décapités » pour cause de nouveau cadre.

Le vol de juillet 1980 aura au moins eu cette conséquence heureuse. Voilà un tableau qu'on va étudier et restaurer : il n'en aura à l'avenir que plus de valeur...

Photo: Tableau dérobé, restitué à la collégiale Ste Waudru, Mons. Source : Diocèse de Tournai

Catégorie : Eglise Belgique

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