Ce sont 12.000 familles chrétiennes, soit près de 100.000 personnes, que la guerre a contraintes à fuir Mossoul et la plaine de Ninive. Réfugiées ailleurs dans leur pays, à Erbil et dans les villes voisines, on les appelle les "déplacés". Avec la libération de leurs villages, nombre d’entre elles cherchent à retourner chez elles et à reprendre leur travail. Aide à l'Eglise en Détresse lance un appel aux dons.
Un ravage : près de 13.000 maisons des villages de la plaine de Ninive ont été endommagées, brûlées ou totalement détruites. Toutes ont été pillées. Pourtant, les déplacés vont, peu à peu, voir les lieux, constater les dégâts et réfléchissent à l’éventualité d'un retour.
A cette situation déjà complexe s'ajoutent d'autres défis : la question de la sécurité dans les villages, les manoeuvres politiques des Kurdes iraquiens sur le terrain, les dommages subis par les infrastructures publiques (eau, électricité, routes, écoles et cliniques), enfin, et surtout, la période de transition entre la fin du soutien mensuel assuré seulement par les Églises (loyers et rations alimentaires) et le début d’une vie nouvelle dans la plaine de Ninive.
En dépit de tous ces obstacles, les Églises locales (syriaque catholique, syriaque orthodoxe et chaldéenne) se sont unies afin de créer le Comité de reconstruction de la plaine de Ninive, qui a pour mission de rendre possible le retour des familles sur leur terre ancestrale. L’Aide à l’Église en Détresse soutient le Comité par son expertise en communication, la collecte de fonds, des requêtes auprès des gouvernements et autres grandes institutions internationales. Cependant, sans apport extérieur, les maisons et les infrastructures locales ne pourront être remises à neuf, la constellation politique de la région restera instable, les chrétiens risquent de continuer à s'expatrier, faute de domicile. Comme l'observe le père Andrzej Halemba, "c’est un moment crucial pour l’avenir de la chrétienté en Irak".
Infos : www.egliseendetresse.be - 016. 39 50 50
A. T.


