L'idée de récupérer du matériel usagé pour le réutiliser n'est pas nouvelle. Mais After Festival Recup renouvelle le genre. Rencontre avec Renaud Jean-Louis, à l'origine de cette initiative pour entamer cette nouvelle série "Une seconde vie".
Et l'idée semble faire son chemin; elle attire de nouveaux volontaires et les perspectives se dessinent à l'horizon. "Lors de la première opération récup', il n'y avait que moi et ma compagne et nous avions une petite camionnette. Depuis, on a beaucoup de propositions d'aide qui arrivent. Encore faut-il coordonner tout ça et voir sur qui on peut compter ou pas. 2017 est pour nous une année de mise en place. En 2018, on va tenter de faire un maximum de récupérations."
Photographe, Renaud, 39 ans, nous explique d'où est né ce souci de l'autre: "J'ai vécu beaucoup de moments forts avec des réfugiés. J'ai fait de nombreux séjours dans la Jungle de Calais en tant que bénévole. Sur place, j'étais invité à manger ou à boire le thé chez des migrants du bidonville. Une hospitalité que je n'oublierai jamais. Alors, le jour où j'ai retrouvé certaines de ces personnes dormant dans le froid dans les rues de Bruxelles, je n'ai pas réfléchi, je leur ai offert un lit chez moi pour quelques mois. Certains ont pu rejoindre Londres. D'autres sont encore ici. Mais nous sommes très proches, nous formons une famille."
Renaud affirme être motivé par la "solidarité". "Peu de gens sont solidaires avec les personnes précarisées et les populations exilées de la gare du Nord. Il y a 600 personnes qui sont là après avoir fui des guerres ou des sécheresses. Qui leur donne à manger? Qui leur propose une douche? Qui leur propose une couverture ou un sac de couchage?"
L'idée de récupérer du matériel usagé pour le réutiliser n'est pas nouvelle. Mais After Festival Recup renouvelle le genre. Rencontre avec Renaud Jean-Louis, à l'origine de cette initiative pour entamer cette nouvelle série "Une seconde vie".