Jusqu’au 15 juin, la cathédrale de Bruxelles accueille en première mondiale la Tapestry of Light de l’artiste australienne Irene Barberis. Dans un cycle iconographique complet, le livre de l’Apocalypse est évoqué en 14 pièces tissées en Belgique. Cette tenture de 36 mètres de long sur 3 mètres de haut est le résultat de plus de 10 ans de recherche technologique et artistique.
Le livre de l’Apocalypse est impressionnant, et parfois effrayant. De tout temps, il a hanté les chrétiens et suscité de nombreuses questions. Annonce-t-il la fin du monde ? Et pour quand ? Comment comprendre ce langage chiffré ? Recèle-t-il un message d’espoir ? La gigantesque tapisserie illuminée a été fabriquée à partir de fibres incandescentes et de fils de lumière spécialement fabriqués à l'aide de la technologie des nanoparticules, développée au RMIT Design Research Institute (Université de Melbourne). La tapisserie sera disposée dans le déambulatoire de la cathédrale, ce qui permettra aux visiteurs d’en admirer le recto comme le verso. Grâce à la collaboration de la Bibliothèque royale de Belgique et du Musée d’Art Moderne Religieux de Koekelberg, le public pourra situer la Tapestry of Light dans sa tradition iconographique.
La Tapisserie d’Angers comme point de départ
Dès la fin du premier millénaire, les artistes ont mis en image le livre de l’Apocalypse. Les illustrations du dernier livre de la Bible ont fleuri sous la forme de manuscrits, gravures ou peintures, mais c’est par le biais de tapisseries que les cycles les plus spectaculaires nous sont parvenus. La tenture d’Angers conçue par Jan Bondol (1420), celle de Bernard Van Orley (1520) et celle de Jean Lurçat (1956-61) en sont des exemples éclatants.
L’artiste Irene Berberis
Enseignante de dessin à la Royal Melbourne Institute of Technology, ayant exposé dans de nombreux musées et galeries en Australie et en Europe, Irene Barberis s’est totalement impliquée dans cette œuvre colossale « Tapestry of light ». Tout en s’inspirant de la tenture médiévale de l’Apocalypse d’Angers, elle a choisi de lui donner des formes contemporaines en utilisant les progrès technologiques importants que l’art de la tapisserie s’est approprié ces dernières années. Ainsi, la dimension de lumière et d’espérance du dernier livre biblique est mise en avant. C’est aux ateliers de tissage du Flanders Tapestry Workshop que ce travail d’envergure a été confié.
Infos pratiques : visite de l’exposition commentée par l’artiste Irene Barberis, le samedi 29 avril à 10h.
Du 28 avril au 15 juin, l’exposition Tapestry of Light à la cathédrale est ouverte tous les jours en dehors des offices liturgiques.



