En France, une campagne de prévention inédite a été lancée à destination des adolescentes qui courent un risque d'excision. Les congés scolaires représentent une période de risque accru lorsque les adolescentes retournent dans le pays d’origine de leurs parents où elles risquent de subir une mutilation sexuelle féminine (MGF).
On estime que 3 adolescentes sur 10, dont les parents sont issus de pays pratiquant traditionnellement l’excision, sont susceptibles de subir une MGF. Sur le territoire français, ce sont 60.000 femmes qui auraient déjà été excisées. Quel que soit le type d'excision pratiquée, il s'agit d'une atteinte à l'intégrité physique de la femme et une violation de ses droits.
C'est la première fois que le public-cible des adolescentes est l'objet d'une campagne spécifique. Le but est de leur permettre de s’identifier comme étant à risque, d’obtenir des conseils et d’avoir un accès aisé aux associations susceptibles de les protéger. Trois outils servent de supports à la campagne de prévention: une vidéo, diffusée notamment sur les réseaux sociaux, des affiches et le site www.alerte-excision.org
Depuis sa création en 2013, l'association défend trois missions: l'expertise, le plaidoyer et la communication. Il s'agit de mettre en réseau les associations/expert(e)s pour favoriser les synergies, le partage d’information, des bonnes pratiques et des ressources. Ensuite, place au débat avec les pouvoirs publics nationaux et internationaux afin de mettre la lutte contre l’excision à l’agenda des décideurs. Et enfin, le troisième pilier consiste en la divulgation d'une information de qualité sur la pratique et ses dangers par le biais de différents supports gratuits (site Internet, newsletter, publications, événements, campagnes, photos-reportage, formations, etc.).
A. T.


