De grandes tables de Noëls pour accueillir les pauvres et les sans-abris et les faire partager la grâce de la Nativité : les fêtes de Noël de Sant’Egidio sont peut-être devenues classiques, elles demeurent néanmoins miraculeuses.
Cette année encore, quelque quinze cent bénévoles se sont dévoués pour rompre la solitude de plus de trois mille invités dans vingt-deux lieux différents du pays. Ils donnent âme et corps au message inclusive de Noël : c’est aux bergers, les parias de l’époque, que l’Ange du Seigneur a annoncé en premier « une grande joie, qui sera celle de tout le peuple » (Luc, 2, 10).
A Anvers, où la tradition s’est installée en Belgique, les églises où les pauvres et sans-abris sont accueillis se multiplient : Saint-Charles Borromée mais aussi Saint-Laurent et Saint-Willibrord et d’autres églises encore Rive Gauche ou à Merksem et à Hoboken. Il y a aussi des bénévoles qui vont dans des maisons de repos (à Anvers tout comme à Louvain ou à Genk), dans des centre d’accueil de demandeurs d’asile (à Lint et à Saint-Nicolas) ou dans des prisons (à Malines et à Merksplas) pour y organiser des repas conviviaux pour ceux qui n’ont pas l’occasion de fêter Noël à la maison.
A Liège aussi, trois fêtes de Sant’Egidio ont eu lieu: dans la collégiale Saint Barthélemy rive gauche, dans l’église Sainte-Foy à Saint-Léonard et dans une maison de repos à Vottem. Et depuis l’année dernière, en région bruxelloise, il y a une fête de Noël non seulement dans l’église des Riches Claires au centre-ville mais aussi dans l’église Saint-Jean Baptiste à Molenbeek. "Il n’y a pas encore de permanence de Sant’Egidio à Molenbeek et on se demande donc à chaque fois si les gens vont bien venir", dit Julie Dewaels. "Mais bien sûr qu’ils sont venus, c’est le miracle de Noël !"
"Cette année, nous étions quelque cinquante bénévoles pour accueillir une centaine d’invités. Nous avions invité entre autres des réfugiés qui squattent à Schaerbeek dans des circonstances extrêmes dures depuis qu’ils ont été chassés d’un autre squat boulevard Léopold II il y trois mois", continue la jeune mère de famille. "Le mélange entre ces gens souvent désespérées, d’autres réfugiés du Petit Château et nos jeunes des Écoles de la Paix et leurs parents, était merveilleux. Le cardinal Jozef De Kesel, qui était parmi nous, en était un heureux témoin."
Benoit Lannoo - Photos: Fête de Noël aux Riches Claires à Bruxelles, avec entre autres le Cardinal Jozef De Kesel (copyright: Keoma Zec Photography) - Joie et convivialité à Saint-Jean Baptiste de Molenbeek (copyright: Sant'Egidio)


