La Reine Mathilde en visite dans les camps de réfugiés jordaniens


Partager
La Reine Mathilde en visite dans les camps de réfugiés jordaniens
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

(c) CathoBel

(c) CathoBel

Lors de leur déplacement jordanien, la reine Mathilde et le Vice-Premier ministre Alexander De Croo ont pris la mesure de la détresse des réfugiés, en se rendant dans le camp d'Al Zaatari, géré par l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Ils ont également visité une école placée sous la houlette de l'UNICEF.

Les rues grouillent d'enfants. Çà et là, une cabane peinte aux couleurs vives surgit dans la grisaille ambiante. Beaucoup de jeunes hommes, des femmes âgées voilées, de jeunes mamans qui se cachent les visages. Les constructions semblent précaires, de toile et de tôle. Pourtant, le séjour dans le camp semble s'éterniser pour nombre d'entre eux. Certains camps s'inscrivent dans le temps, en structurant l'espace notamment. Les habitations, aussi pitoyables soient-elles, sont alors alignées. C'est le cas à Al Zaatari.

A seulement une heure de la capitale Amman, le camp d'Al Zaatari est un autre monde. Le long des axes routiers, des sentinelles militaires attendent casquées en plein soleil. Leur présence visible et massive rappelle combien la situation est précaire, la paix fragile. Immense, le camp est devenu le lieu de séjour de 80.000 habitants, qui y vivent en permanence, sans sortie possible. Car vivre dans ce camp, c'est renoncer à la liberté de mouvement pour le prix de sa sécurité. Une maman de trois enfants, musicienne, confie : "Ici, je sais que mes enfants sont en sécurité. C'est le plus important." L'éloignement des réfugiés est proportionnel à leur désir de rentrer dans leur patrie natale. Plus ils partent loin, moins ils auront de chance de rentrer et de reprendre leur vie, comme avant espèrent certains. Une jeune quarantenaire raconte le parcours de sa belle-mère, partie de Palestine avec ses deux enfants. C'était il y a longtemps, et pourtant "si elle peut rentrer, elle part sans se retourner, n'emportant rien. Quand bien même elle sait que sa maison a été balayée par les conflits." Cette envie du sol natal, 90% des réfugiés la portent en eux. Puissamment, telle une ultime résolution.

La visite humanitaire est l'occasion, pour le ministre De Croo, d'annoncer l'augmentation substantielle du montant alloué par la Belgique à la Jordanie, puisqu'il passe de 6 à 10 millions d'euros. Nous reviendrons prochainement sur les raisons de cet accroissement de subsides.

Angélique TASIAUX
envoyée spéciale

 

 


Dans la même catégorie