De la religion dans le futur cours de citoyenneté


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De la religion dans le futur cours de citoyenneté
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Enseignement-4Petit à petit, le programme du futur cours de citoyenneté s'ébauche. Un groupe de travail du parlement de la Communauté française en a jeté les grandes lignes. La ministre Joëlle Milquet devrait largement s'en inspirer.

C'est à un vrai défi que s'attellent les services du ministère de l'Enseignement, celui d'une course contre la montre afin de rédiger le programme du futur cours de citoyenneté qui sera en vigueur à la rentrée 2016 pour le primaire et à la rentrée 2017 pour le secondaire. D'une durée d'une heure (ou de deux heures pour les élèves dispensés des cours de religion/morale), on sait déjà qu'il devrait s'appeler "Cours de philosophie et citoyenneté". Pour le reste, les grandes lignes en ont été dessinées par un groupe de travail mis en place le mois dernier par le parlement de la Communauté française. Ce groupe a rendu son rapport qui a été approuvé à l'unanimité par la commission de l'Education du parlement de la Fédération. Il est désormais dans les mains de la ministre Joëlle Milquet qui a dit qu'elle s'en inspirerait largement.

Offrir aux élèves "des clés de lecture" du monde qui les entoure

Au programme de ce futur cours, on trouve l'étude des différents courants de pensée, philosophies et religions. Ce cours veut en effet donner aux élèves la capacité de développer un questionnement philosophique ou éthique. Il est aussi question d'étudier les principes et les fondements de la démocratie et le fonctionnement de la Belgique, et d'être formé aux dimensions politique, sociale, économique, environnementale et culturelle de la citoyenneté. Le cours veut également proposer une approche des grands enjeux et débats des sociétés contemporaines. Les députés veulent ainsi offrir aux élèves "les clés de lecture et de compréhension du monde qui les entoure".
Pour dispenser ce cours de philosophie et citoyenneté, le groupe de travail s'est accordé sur le fait que les actuels professeurs de religion/morale puissent le faire sous réserve qu'ils ont les diplômes nécessaires (le ministère devra préciser ce point) et qu'ils ont suivi une formation complémentaire qui doit encore être mise en place.
Enfin, le groupe de travail parlementaire a fait part de son désir de voir ce cours également dispensé dans l'enseignement libre, en laissant les écoles adapter le référentiel à leur guise.

P.G. (avec Le Soir)


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