Expo : « Crinolines & Cie »


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Expo : « Crinolines & Cie »
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Crinolines & Cie (c) E. LaurentBientôt l'été et les vacances scolaires… Un moment idéal pour découvrir des attributs vestimentaires disparus, comme les crinolines. Une nouvelle exposition bruxelloise à conseiller aux grands-mères soucieuses d'initier leurs petites-filles aux modes d'autrefois.

Des plis, des couleurs, des étoffes… un langage qui semble oublié et puis les souvenirs abondent. Taffetas, ottoman, coton perlé, soieries, ombrelles et autres colifichets… C'est tout un pan de mémoire qui resurgit et envahit l'esprit, avec des images de toilettes soignées et apprêtées. En quelques décennies, l'usage a bien changé! Là où le jeans et les chaussures de toile sont incontournables, les dames avaient pour habitude d'adapter leur tenue en fonction des circonstances de la journée.

Des codes vestimentaires rigoureux

Nous l'avons oublié, mais la crinoline a connu une évolution dans sa forme et sa présentation! Le phénomène de la mode, et de la nouveauté qu'il induit, n'est pas neuf. Au XIXe siècle, comme dans les siècles précédents, l'art de se confirmer aux apparences imposait ses préceptes et conditionnait les choix vestimentaires des riches bourgeoises, selon le temps et le lieu. A cette époque, il allait de soi qu'une élégante ne portait pas une robe d'après-midi en soirée! "La crinoline prend d'abord la forme d'un jupon armé de crin (d'où elle tire d'ailleurs son nom), renforcé de baleines et très empesé. Elle va ensuite se déployer grâce à des cerceaux concentriques d'osier puis de métal. La crinoline métallique, véritable nouveauté, est produite industriellement dès 1854 en Angleterre et en France. Elle présente l'avantage de désentraver les jambes mais aussi le risque de les montrer de façon inadéquate. Désormais, pour sauvegarder l'honneur, les dames portent des tuyaux de modestie ou pantalons de lingerie, jusque-là réservés à certaines pratiques comme la danse et l'équitation." A sa disparition, la crinoline fait la place belle au corset, qui libère les jambes. Nous sommes alors dans les dernières années du XIXe siècle, à l'aube de grands changements sociaux.

Des conventions sociales

Le mode de vie bourgeois est lié aux développements industriels qui illustrèrent la renommée de la nation belge par-delà les frontières. Cet essor industriel et mécanique permet une démocratisation des usages. C'est le début de la haute couture, qui institutionnalise l'art d'un procédé. La prospérité économique se traduit aussi par une multitude de nouveautés dans l'air du temps, telle l'apparition de la photographie et de la carte de visite avec un portrait, qui fait fureur dans la bourgeoisie émergente. Originale dans sa conception, l'exposition présente des tenues savamment reconstituées ou sauvegardées, en regard de photographies qui donnent un visage à ces tenues.

Un musée insolite

A deux pas de la Grand' Place, le musée du costume et de la dentelle permet de retrouver d'anciennes dentelles protégées pour l'heure dans des tiroirs glissants. Un brin vieillot et très sombre pour des raisons dictées par les nécessités de la conservation, le rez-de-chaussée s'habille progressivement de neuf. L'entrée de cette exposition temporaire est d'ailleurs étonnante; elle vous propulse dans un atelier où pendraient des robes, grandeur nature.

Angélique TASIAUX

Infos: L'expo "Crinolines & Cie" est accessible jusqu'au 10 avril 2016! www.museeducostumeetdeladentelle.be - rue de la Violette, 12 à 1000 Bruxelles – tél. 02. 213 44 50

 

Catégorie : Culture

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