Cardinal Marx: « Le souvenir de la fin de la guerre nous place devant nos responsabilités »


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Cardinal Marx: « Le souvenir de la fin de la guerre nous place devant nos responsabilités »
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Armistice 39-45Ce 8 mai 2015 marque le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et le lendemain sera la fête de l'Europe. A cette occasion, le Président de la COMECE, le Cardinal Reinhard Marx, a rappelé que le respect inconditionnel de la dignité humaine constituait "la clé de voûte" de l'Union européenne. Et qu'elle est indispensable pour relever les défis tels que celui des réfugiés ou de l’injustice sociale.

"En ce 8 mai, nous nous souvenons avant tout de ce que les européens ont dû endurer pendant la seconde guerre mondiale. C’est également un jour de gratitude pour la libération de la domination nazie. Et c’est justement parce que nous devons notre liberté à d’autres, que le souvenir du 8 mai 1945 constitue un rappel aux responsabilités qui sont les nôtres." En prenant ainsi part à la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le cardinal Marx, président de la Comece (Commission des épiscopats de l'Union Européenne) a aussi mis en alerte sur les manquements de l'Europe née justement sur les cendres du conflit 39-45.

"la clé de voûte de l'Europe est loin d'être posée"

Remettant en avant les propos du pape François lors de sa visite à Strasbourg l'année dernière, il a rappelé que "le projet des Pères fondateurs était de reconstruire l’Europe dans un esprit de service mutuel qui (…) doit constituer la clef de voûte de la mission du Conseil de l’Europe, en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine." Or, constate Mgr Marx, "la clé de voûte de l'Europe est loin d'être posée". Et de faire allusion à la façon dont sont traités les réfugiés qui cherchent protection et secours, aux injustices sociales, aux jeunes dépourvus de perspectives…
Pour le président de la Comece, le défi émane de l'exemple de Jésus. "C'est seulement dans l'attention à l'autre que je peux défendre la dignité de l'homme", explique-t-il. "Et c’est précisément dans le souvenir de toutes les souffrances qui nous ont frappées durant notre passé en Europe, que nous puisons notre conviction que chaque vie humaine est précieuse et unique. La réalité, c’est que ce ne sont pas juste les autres qui ont besoin de nous ; mais nous avons besoin des autres pour pouvoir poser la clé de voûte." conclut Mgr Marx.

P.G./ Comece

Catégorie : L'actu

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