Lors de son Université de printemps, la Ligue des familles a proposé de mutualiser les garanties locatives dans un Fonds. Locataires et propriétaires en sortiraient tous les deux gagnants. Cette proposition s'inscrit dans le cadre de son combat pour "Un logement à chaque étape de la vie"
L'attention de la Ligue des familles se porte depuis longtemps sur l'accès au logement pour toutes les familles. Aujourd’hui, les changements vécus par les familles font que beaucoup d'entre elles deviennent locataires de logements plutôt que propriétaires. Et qui dit "location", dit "versement d'une garantie"! Pas toujours évident pour les familles à plus bas revenus! "La garantie locative, c’est la porte d’entrée à un logement. Or, des discriminations relatives à leur versement existent. Nous les dénonçons avec vigueur", explique Delphine Chabbert, directrice des Etudes à la Ligue des familles. "Nous proposons un modèle qui met un terme à ces discriminations et qui améliore les relations entre les locataires et les propriétaires".
Tous gagnants
La Ligue des familles peut s'enorgueillir d'avoir organisé son Université de printemps de façon efficace en y réunissant CPAS, Fonds du logement, administration régionale, Syndicat des propriétaires et Syndicat des locataires, experts financiers, juristes et associatifs. Tous ont reconnu l’intérêt et la qualité du modèle proposé, à savoir la mutualisation des garanties locatives dans une coopérative à finalité sociale, soutenue par chacune des deux Régions (Wallonie et Bruxelles-Capitale). Cerise sur le gâteau, le représentant du ministre wallon du Logement, Paul Furlan, a annoncé l’intention de créer un Fonds de garanties locatives avant fin 2016.
Mais à quels avantages doivent s'attendre locataires et propriétaires?
Les droits des locataires sont renforcés par rapport aux possibilités actuelles. Les locataires disposeraient d’un partenaire unique pour leur garantie locative; un partenaire non discriminant, égalitaire, offrant soutien et suivi, disposé à faire un prêt à taux zéro. Ils disposeraient également d’un service de médiation (facultatif) en cas de litige et d’un interlocuteur neutre. En effet, une seule institution réunirait l’information et l’aide dont ils ont besoin.
Quant aux propriétaires-bailleurs, leur protection serait aussi renforcée. Ils disposeraient d’un service de médiation; de la certitude d’obtenir le montant de la garantie locative et de la garantie d'un suivi social pour les locataires en cas de besoin.
Enfin, la Ligue des familles montre, par une analyse chiffrée, que le système peut générer des intérêts qui l’autonomisent financièrement et qui permettent une politique sociale viable.
C.P.

