Audience générale : le pape condamne implicitement l’avortement


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Audience générale : le pape condamne implicitement l’avortement
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

AUDIENCE DU PAPE FRANCOISLe pape François a vivement dénoncé mercredi dans son audience générale au Vatican les sociétés contemporaines qui «excluent» les enfants en «ne les laissant pas naître». Une condamnation implicite et ferme de l'avortement et du contrôle des naissances.

Le pape François a sévèrement critiqué ce mercredi 18 mars les sociétés contemporaines où le nombre d’enfants est au plus bas. Sans citer explicitement l’avortement et le contrôle des naissances, il a souligné que les enfants sont un grand don pour l’humanité, mais ils sont aussi les grands exclus, car on ne les laisse même pas naître. Il a aussi dénoncé, en mentionnant ses voyages en Asie, notamment aux Philippines en janvier, les enfants qui survivent «dans des conditions indignes».

Poursuivant son cycle de catéchèses sur la famille, il s’est attardé sur la richesse que représentent les enfants. La semaine prochaine, a-t-il annoncé, il évoquera les blessures qui font beaucoup de mal aux enfants. «C’est à la manière dont elle traite les enfants qu’on peut juger une société, sur le plan moral mais aussi sociologique, qu’on peut voir si cette société est libre ou si elle est esclave d’intérêts internationaux», a-t-il affirmé sous les applaudissements de quelque 16.000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre.

Les enfants sont source de joie

Le Souverain Pontife a reconnu que s’ils apportent de la joie et de l’espoir, les enfants sont aussi source de tracas et de soucis; la vie est ainsi faite. Mais une société sans enfant est «triste et grise». Le pape François a par ailleurs fait l'éloge de la pure franchise des enfants. Ils regardent, a-t-il dit, la réalité avec un regard confiant; ils ont la capacité de recevoir et de donner de la tendresse. Avec leur simplicité intérieure et leur tendresse, ils peuvent débloquer les cœurs de pierre. Ils savent sourire et pleurer, spontanément, alors que le sourire des adultes semble parfois sans vie, en carton pâte, artificiel comme celui d’un clown. Les enfants ne sont pas encore pollués par les incrustations de la vie. Ils ne savent pas ce qu’est la diplomatie, la duplicité et mettent parfois leurs parents dans l’embarras. Mais ils disent des choses vraies.

Sur le ton de la plaisanterie, le Saint-Père a confié que certains enfants, le voyant entièrement vêtu de blanc, pensent que c'est le médecin qui vient leur faire un vaccin, et éclatent en larmes.

Les enfants nous rappellent aussi qu’au début de notre vie, nous avons tous été totalement dépendants des autres. Et le Fils de Dieu lui-même a voulu passer par là! Dans l’Evangile, nous trouvons des paroles fortes de Jésus sur ces «petits», qui désignent toutes les personnes qui dépendent des autres, et en particulier les enfants. Ils sont une richesse pour l’humanité et pour l’Eglise, parce qu’ils sont un rappel constant à ne pas nous considérer autosuffisants, mais comme ayant besoin d’aide, d’amour, de pardon, condition nécessaire pour entrer dans le Royaume de Dieu. Nous ne sommes pas les maîtres de notre existence. Nous sommes radicalement dépendants. Le temps du Carême est un temps favorable pour «devenir comme des enfants», parce que «le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent».

D’après Radio Vatican


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