Quelque 200 handicapés ont assisté à l’audience générale du pape François ce mercredi à l’occasion de la Journée mondiale du Malade. Après avoir développé une réflexion autour des figures maternelle et paternelle lors de ses précédentes catéchèses, François a choisi de parler des enfants.
«Les enfants sont la joie de la famille comme de la société», a affirmé le pape, «ils ne sont pas un problème de biologie reproductive, un des innombrables moyens de se réaliser, ou encore moins une propriété des parents. Non! les enfants sont un don». Et le pape de raconter aux fidèles une anecdote personnelle: «Ma mère avait cinq enfants, et lorsqu’on lui demandait lequel était son préféré, elle répondait: ‘j’ai cinq fils, comme les cinq doigts de la main. Si on frappe celui-ci, cela me fait mal, si on frappe celui-là, cela me fait mal. Ils sont tous mes enfants, mais ils sont chacun différents, comme les doigts d’une main».
L’enfant est aimé non pour sa beauté ou pour ses qualités. Il est aimé pour lui-même, pour ce qu’il est, avant même de venir au monde, Ainsi, observe le Pape, «l’expérience d’être fils, d’avoir été aimé en premier avant même de venir au monde, sans aucun mérite, permet de découvrir la dimension gratuite de l’amour de Dieu, qui est le fondement de la dignité personnelle».
Une société qui ne s'entoure pas d'enfants est déprimée
«Aujourd’hui, il est plus difficile pour les enfants d’envisager l’avenir», a jugé le souverain pontife. «Il est juste qu’ils désirent, sans arrogance ni présomption, un monde meilleur; mais ils doivent, selon le quatrième commandement, honorer leur père et leur mère, afin de garantir l’avenir de la société, car il y a un lien entre l’espérance d’un peuple et l’harmonie entre les générations».
«Une société d’enfants qui n’honorent pas ses parents est société sans honneur!» a lancé le pape. Pareillement, «une société qui n’aime pas s’entourer d’enfants, qui les considère comme un souci et un risque, et les familles nombreuses comme un poids est une société déprimée». Et François de se référer à des exemples: «Pensons à toutes les sociétés que nous connaissons en Europe: ce sont des sociétés déprimées, parce qu’elles ne veulent pas d’enfants, elles n’en ont pas, et le taux de natalité est à 1%».
En conclusion, le pape François a proposé aux fidèles présents de penser une minute à leurs enfants, et à leurs parents, et de rendre grâce à Dieu pour le don de la vie, avant d’ajouter: «comme il est beau de voir, quand je passe parmi vous, les mamans et les papas lever leurs enfants pour qu’ils soient bénis, c’est un geste quasi divin, merci de le faire».
François a enfin invité les fidèles à prier pour le Consistoire qui s’ouvre ce jeudi, afin que le Saint-Esprit assiste les travaux du Collège cardinalice qui devra plancher sur le projet de Réforme de la Curie et éclaire les vingt nouveaux cardinaux qui seront créés samedi ainsi que leur service à l’Eglise.
Radio Vatican

