Le programme du gouvernement fédéral est-il bon pour les parents? C’est la question que s’est posée la Ligue des Familles. Sa réponse n’est pas vraiment positive!
Sur son site Internet, la Ligue des Familles donne son avis sur le programme du gouvernement Michel. Elle a étudié de près les mesures décidées par les partis de la coalition fédérale de centre-droit. D’emblée, la Ligue précise n’être pas indifférente aux débats sur l’allongement des carrières à 67 ans ou sur la perte de pouvoir d’achat des familles à la suite d’un saut d’index. Elle ne l’est pas non plus quant à "la capacité de ce gouvernement à tenir la barre pendant cinq ans ou à la présence de ministres au passé sulfureux et aux propos injustifiables".
Des compétences familiales éclatées
Dans une longue analyse, Delphine Chabbert, directrice des Etudes et de l’action politique du mouvement regrette à la fois la disparition du secrétariat d’Etat aux Familles et pointe du doigt "une politique fragilisante pour les parents". Elle se dit donc inquiète de voir les compétences dévolues au secrétariat des Familles, réparties entre quatre ministères. Par ailleurs, le fait qu’un secrétariat d’Etat regroupe à la fois la lutte contre la pauvreté, la lutte contre la fraude fiscale, l'égalité des chances, les personnes handicapées et la politique scientifique, interpelle le mouvement parental. A cet égard, la Ligue déplore l’association entre "pauvreté" et "fraude" dans le chef d’Elke Sleurs (NV-A), la nouvelle secrétaire d’Etat compétente. La Ligue des Familles propose de créer une instance interministérielle chargée de faire le lien et de coordonner tous les morceaux d’une politique éclatée de soutien à la parentalité.
En clair, la Ligue n’est pas du tout satisfaite des mesures gouvernementales qui, selon elle, renforcent les inégalités, même si elle reconnaît qu’il y a quelques points positifs comme la volonté d’avancer sur les questions de parentalité sociale ou celle d’améliorer le calcul et le paiement des créances alimentaires.
Enfin, la Ligue des Familles s’inquiète des économies budgétaires à réaliser qui pourraient toucher les familles, les jeunes, l’assurance-maladie et le pouvoir d’achat.
J.J.D.

