Une heure d’arrêt de travail dans toutes les écoles francophones. C’est la première action syndicale organisée suite aux mesures annoncées par le gouvernement.
Le front commun syndical de l’enseignement a invité les professeurs de toutes les écoles de la fédération Wallonie-Bruxelles à débrayer durant une heure de cours. Cet arrêt de travail est mis à profit par les syndicats pour informer les membres du corps enseignant sur l’effet des mesures budgétaires annoncées.
L’action a débuté aujourd’hui mais elle devrait se poursuivre demain dans plusieurs écoles et ce, du fondamental au supérieur et tous réseaux confondus. Dans un communiqué, le front commun syndical a rappelé qu’aucun parti qui compose le gouvernement fédéral n’avait repris dans son programme l’augmentation de l’âge de la pension. Le saut d’index et les montants des pensions suscitent également la plus grande inquiétude. Mais il n’y a pas que le fédéral qui fait réagir les syndicats. Ceux-ci ciblent également le PS et le cdH qui s’étaient engagés à ne pas toucher aux salaires ni à l’encadrement dans l’enseignement. Or le gouvernement wallon a annoncé il y quelques jours son intention de revoir le système des frais de fonctionnement des écoles. Ces frais de fonctionnement qui doivent payer le chauffage, l'électricité, l'entretien ou le personnel ouvrier devraient prochainement être attribués partiellement à l’engagement de nouveaux enseignants. Une mesure qui, selon les syndicats, correspond en réalité à une baisse du budget déguisée.
En fonction de la mobilisation constatée durant ces séances d’information syndicales, les enseignants pourraient rejoindre la grève générale du 15 décembre, ainsi que les mouvements de grèves régionaux qui précéderont celle-ci.
MVL

