Le pape était samedi dans l’église du Jésus dans le centre de Rome où il a présidé les Vêpres et le Te Deum à l’occasion du bicentenaire de la restauration de la Compagnie de Jésus par Pie VII, le 7 août 1814.
Cette célébration est assurément un événement plein de symboles pour le premier pape jésuite de l’Histoire, d’autant qu’elle s’est déroulée dans l’église où Saint Ignace de Loyola est enterré. Lors de son homélie, le Saint-Père est revenu sur la riche histoire de la Compagnie de Jésus et les nombreuses tribulations qu’elle a connues puisqu’elle fut interdite pendant près de 40 ans. "Dans les temps difficiles, il n’est pas facile d’aller de l’avant, mais la Compagnie et son supérieur général de l’époque, le Père Ricci (jusqu’en 1873), surent ne pas se laisser brider par le découragement et les persécutions. La Compagnie a vécu l’humiliation avec le Christ humilié et a obéi", a rappelé François. "On ne se sauve jamais des conflits avec la ruse et les stratagèmes pour résister", a-t-il expliqué, en soulignant que cette épreuve fut celle d’un discernement de la volonté de Dieu. "Seul le discernement nous sauve des écueils que sont l’égoïsme, la mondanité, la perte de notre horizon, de notre espérance", a rappelé le pape.
Garder l’espérance dans le Seigneur qui sauve
En relisant l’histoire des jésuites, François a ainsi insisté sur l’importance de se considérer pécheur plutôt que celle de la victime face au bourreau. Le pape a enfin expliqué que "le navire de la Compagnie a tangué sur les flots", tout comme la barque de Pierre peut le faire aujourd’hui. C’est pour cela que les jésuites, comme tous les chrétiens et le pape lui-même, a souligné François, ne doivent pas hésiter à ramer, même à contre-courant, en gardant toujours l’espérance dans le Seigneur qui sauve.
Radio Vatican
