Ebola : le cri d’alarme de l’OMS


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Ebola : le cri d’alarme de l’OMS
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

collecte d'eau en AfriqueFaute d'interventions drastiques, 20.000 personnes seront infectées par le virus Ebola, d'ici le début du mois de novembre. Sachant que 7 personnes sur 10 décèdent des suites de l'infection, ce sont des milliers de morts qui sont d'ores et déjà annoncés. Et un risque majeur de voir cette épidémie devenir endémique…

Selon les experts, 9.939 nouveaux cas risquent d'apparaître au Liberia, 5.925 en Guinée et 5.063 en Sierra Leone. La croissance de l'épidémie s'est nettement accentuée, au point que le cap des 20.000 morts sera probablement atteint deux mois avant les prévisions déjà pessimistes de l'ONU.

Selon le docteur Christopher Dye, un des co-auteurs de l'étude et directeur de la stratégie à l'OMS, l'épidémie est à présent dans sa troisième phase de croissance. "Si nous n'arrêtons pas l'épidémie très vite, ce ne sera plus un désastre mais une catastrophe", Ebola pouvant atteindre des "centaines de milliers de personnes" dans les mois à venir. Ce qui est différent dans cette épidémie, "ce ne sont pas les caractéristiques du virus, mais la nature des populations affectées". L'un des principaux facteurs de contamination réside dans la très grande mobilité des populations. En outre, les systèmes de santé dans les pays principalement touchés se trouvent dans un piètre état. Pour preuve, le Nigéria connaît, à l'inverse, un nombre limité de cas.

Parmi les mauvaises nouvelles, la fièvre hémorragique est apparue dans de nouveaux districts qui semblaient préservés. "Urgence de santé publique mondiale" pour l'OMS, "menace pour la paix et la sécurité internationales" pour le Conseil de sécurité des Nations unies, l'épidémie Ebola rassemble les craintes. Reste à réunir des fonds pour la contrer. Selon l'ONU, un milliard de dollars sera nécessaire…

A. T. (avec AFP)


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