« Crash » de l’avion malaysien en Ukraine: le pape renouvelle un appel fort pour la paix !


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« Crash » de l’avion malaysien en Ukraine: le pape renouvelle un appel fort pour la paix !
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
5 min

Crash UkraineLe crash de l'avion malaisien avec à bord 298 personnes, probablement abattu par un missile au-dessus d'une zone de conflit armé en Ukraine, suscitait ce vendredi colère et consternation dans le monde, amenant les séparatistes prorusses à promettre un accès libre aux enquêteurs internationaux.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a annoncé la tenue d'une réunion d'urgence de son Conseil permanent à Vienne, au lendemain du crash d'un avion de la Malaysian Airlines dans l'est de l'Ukraine. « Une réunion du Conseil permanent de l'OSCE se tiendra aujourd'hui à 12h30 heures de Vienne sur le crash tragique du vol MH17 de la Malaysia Airlines dans l'est de l'Ukraine », a annoncé l'organisation, qui dispose d'une mission spéciale d'observation en Ukraine depuis mars.

Des secouristes travaillant sur le site ont indiqué à l'AFP que les deux boites noires de l’appareil ont été retrouvée. Mais ces boites ne pourront probablement pas aider à déterminer l'origine du tir de missile supposé, dont les autorités ukrainiennes et les séparatistes prorusses s'accusent mutuellement.

L’ OSCE a aussi indiqué que les séparatistes prorusses avaient accepté d'offrir « un accès sûr » à « une commission nationale d'enquête, comprenant des enquêteurs internationaux », lors d'une visioconférence réunissant l'organisation, l'Ukraine, la Russie et les insurgés.

Auparavant, le président américain Barack Obama avait réclamé une enquête rapide et « sans entraves », lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays comptait 154 ressortissants à bord. Washington est prêt à fournir de l'aide immédiate pour participer à une enquête internationale « rapide, complète, crédible et sans entraves » en Ukraine, a assuré M. Obama. Pour faciliter les opérations, les Etats-Unis appellent « toutes les parties concernées à un cessez-le-feu immédiat ».

Sur le lieu du crash, les débris de l'avion, qui s'est disloqué en vol selon des témoins, sont éparpillés sur des kilomètres carrés dans une zone de campagne autour du village de Grabove, dans l'est de l'Ukraine, non loin de la ligne de front entre séparatistes prorusses et forces loyalistes ukrainiennes. Sous une pluie fine, les secouristes préparaient vendredi matin la récupération des restes des 298 passagers et membres d'équipage qui se trouvaient à bord de l'appareil.

Des experts des services de renseignement américains estiment que le Boeing 777 de Malaysia Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, a été abattu par un missile sol-air dont l'origine reste cependant encore incertaine. Les experts étudient leurs données pour savoir si l'engin a été tiré par les séparatistes prorusses.

Le Boeing 777 transportait 298 personnes (dont 15 membres d'équipage). Il effectuait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, où une partie des passagers devaient ensuite embarquer dans un vol pour Melbourne. Parmi eux figuraient une centaine d’experts du sida, en route pour la conférence mondiale sur le sida qui démarre ce week-end à Melbourne. Chercheurs, praticiens et militants, tous spécialisés dans le domaine du sida, représentaient un bon tiers des passagers du vol MH17, rapportent les quotidiens The Australian et le Sydney Morning Herald, dont les informations ne pouvaient pas être confirmées dans l'immédiat.

Toutefois, la présidente de la Société internationale sur le sida, Françoise Barré-Sinoussi, a indiqué ne pas pouvoir confirmer que 108 participants à la conférence internationale sur le sida étaient à bord. La conférence ne sera pas annulée, a ajouté la présidente. «Nous avons décidé de continuer, nous pensons à eux et nous savons que c'est ce qu'ils aimeraient que nous fassions».

La Société internationale sur le sida, qui organise la conférence internationale sur cette maladie, a confirmé dans un communiqué que «plusieurs de nos collègues et amis» étaient en route pour Melbourne à bord de l'appareil, mais n'a pas donné de chiffre. Cette conférence internationale se tient tous les deux ans et sa 20e édition ouvre dimanche à Melbourne. Elle doit accueillir cette année quelque 12.000 participants, dont l'ancien président américain Bill Clinton et le chanteur et activiste britannique Bob Geldof.

« Un meurtre affreux »

Outre les 154 Néerlandais à bord, l'avion transportait 43 Malaisiens (dont 15 membres d'équipage), 27 Australiens, 12 Indonésiens, 9 Britanniques, 4 Allemands, 5 Belges, 3 Philippins, un Canadien, selon le dernier décompte fourni par Malaysia Airlines vendredi matin. Aux Pays-Bas, d’où est parti l’avion, la presse dénonce « un meurtre affreux » et évoque « une vague de tristesse et de désarroi ».

Le crash de l'avion malaisien, probablement abattu par un missile, a suscité consternation et colère. Quelque 298 passagers, dont une majorité de Néerlandais, se trouvaient à bord. Une centaine de passagers se rendaient également à la conférence sur le Sida, qui débute ce dimanche à Melbourne, en Australie.

Du côté du Vatican, on précise sue le Saint-Père a appris "avec consternation la nouvelle du désastre de l’avion de la Malaysian Airlines, dans la région orientale de l’Ukraine, marquée par de fortes tensions".

Le Pape élève sa prière pour les nombreuses victimes de l’incident et pour leurs familles, en renouvelant aux parties en conflit un appel fort pour la paix et un engagement à trouver une solution de dialogue, afin d’éviter d’ultérieures pertes de vies humaines innocentes. Le Vatican a aussi insisté sur le rôle que pouvaient jouer « les Eglises et les organisations religieuses pour favoriser le respect réciproque et la concorde entre toutes les composantes de la société ».

Le crash faisait également la "Une" de la presse russe, qui s'interroge sur l'identité des responsables de la tragédie. Pour le quotidien Kommersant qui cite une source dans l'aviation russe, Kiev "aurait dû entièrement interdire les vols dans les zones" en proie aux combats dans l'est du pays.

Des messages affichés - et parfois rapidement enlevés - sur des sites internet rebelles et des conversations interceptées par les services de sécurité ukrainiens laissent penser que l'appareil a pu être abattu par erreur par les rebelles, qui l'auraient pris pour un avion militaire ukrainien. Si jamais cette hypothèse, à traiter avec prudence dans le contexte d'une virulente guerre de propagande et de désinformation, se confirmait, la position des séparatistes et de leur allié Vladimir Poutine se trouverait considérablement affaiblie face à la communauté internationale.

Plusieurs compagnies aériennes asiatiques avaient modifié leur trajectoire depuis plusieurs semaines, afin de ne plus avoir à survoler l'Ukraine, par mesure de sécurité.

Récemment, les évêques catholiques d'Ukraine avaient appelé au cessez-le-feu et à la paix.

Avec AFP

Catégorie : International

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