Après la Jordanie et Bethléem, voici le pape en Israël, ultime étape de son pèlerinage en Terre sainte. Il a eu une pensée pour les victimes de la fusillade au Musée juif de Bruxelles.
François est arrivé à Tel-Aviv, par hélicoptère depuis Bethléem. Il a été accueilli par le président israélien Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Etaient également présentes les autorités politiques, civiles et religieuses du pays, ainsi que les Ordinaires catholiques de Terre Sainte.
Comme en Jordanie et en Palestine, les honneurs militaires ont été rendus au pape. Les hymnes du Vatican et d’Israël ont été joués. Shimon Peres et Benjamin Netanyahu, qui avaient déjà rencontré François au Vatican, lui ont souhaité tour à tour la bienvenue en Israël. Le pape s’est ensuite adressé à ses hôtes, se présentant en pèlerin, exprimant sa joie de fouler la Terre sainte, berceau d’une histoire plurimillénaire et creuset des grands monothéismes, judaïsme, christianisme et islam. Et le souverain pontife de souhaiter que "cette Terre bénie soit un lieu où il n’y ait aucune place pour celui qui, en instrumentalisant et en exacerbant la valeur de sa propre appartenance religieuse, devient intolérant et violent envers celle d’autrui".
Comme il l’avait fait devant les autorités palestiniennes ce matin, François a renouvelé son appel à la paix entre Israéliens et Palestiniens, plaidant pour que la solution à deux Etats "devienne réalité et ne demeure pas un rêve", encourageant les parties à poursuivre leurs efforts en vue de la réconciliation entre les deux peuples. François a enfin réitéré personnellement au président Shimon Peres, l'invitation lancée au regina Cœli ce matin, de se rencontrer avec le président palestinien au Vatican afin de prier pour la paix. Invitation qui, on le sait, a été acceptée par les deux présidents.
Le pape a évoqué sa visite au mémorial Yad Vashem, prévue lundi matin, un moment qui, pour François, s'annonce "particulièrement touchant". "Nous souvenant toujours du passé, promouvons une éducation où l’exclusion et l’affrontement laissent place à l’inclusion et à la rencontre, où il n’y ait pas de place pour l’antisémitisme, quelle que soit la forme sous laquelle il se manifeste, ni pour une quelconque expression d’hostilité, de discrimination ou d’intolérance envers des personnes et des peuples".
Une pensée pour les victimes de Bruxelles
Le pape François a également eu une pensée pour les victimes de la fusillade de Bruxelles, survenue samedi soir au musée juif de la capitale.
Selon un dernier bilan, quatre morts sont à déplorer, parmi lesquels un couple d’Israéliens. Le pape a exprimé son "profond chagrin" devant ce drame et ce crime de "haine antisémite"; "je confie ces victimes à la miséricorde de Dieu, et prie pour la guérison des blessés".
J.J.D. (avec Radio Vatican)

