Méfions-nous du diable…


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Méfions-nous du diable…
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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diable

Ce vendredi 11 avril, lors de la messe célébrée par le pape François en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, le souverain pontife a consacré son homélie à la lutte contre le mal et le démon.

Cette force maléfique, qui s’acharne à nous détourner sans cesse de la sainteté, doit faire l’objet d’une lutte de la part de tous les chrétiens, a déclaré le Pontife. "La vie de Jésus a été une lutte. Il est venu vaincre le mal, vaincre le prince de ce monde, vaincre le monde", a rappelé le pape. Il a averti les fidèles des dangers de la tentation. "Comment procède le démon pour nous éloigner du chemin de Jésus", s’interroge le pape. Avant de répondre: "la tentation commence doucement mais elle grandit: elle grandit toujours. Elle grandit et contamine un autre, elle se transmet à un autre, elle cherche à être communautaire. Et à la fin, pour tranquilliser l’âme, elle se justifie. Elle grandit, elle contamine et se justifie".

Le pape François a mis en garde contre les méthodes de séduction utilisées par le diable, lui qui "parle quasiment comme s’il était un maître spirituel." Il faut s’en méfier constamment, car une fois écarté, poursuit l’évêque de Rome, il revient plus fort et hante les esprits. Citant un passage de l’Evangile de Saint Luc, le pape prévient: "lorsque le démon est repoussé, il déambule et cherche quelques compagnons. Avec cette bande, il revient".

Le diable rôde encore

Comme exemple, le pape a cité l’effet boule de neige des bavardages. Des commentaires envieux de jalousie que chacun de nous a déjà partagé avec d’autres qui, à leur tour, s’empressent d’aller les répéter autour d’eux. "C’est une tentation quotidienne", affirme le pape avant de confier que lui-même a été tenté par ce genre de discussions malhonnêtes. "Mais elle [la tentation] commence ainsi, doucement comme un fil d’eau. Elle grandit pour contaminer les autres et à la fin, elle se justifie."

Même au XXIe siècle, le diable rôde, a fait remarquer le souverain. Et il rôdera toujours puisqu’il fait partie de la nature de l’homme. Notre créateur n’a pas créé notre espèce de manière parfaite. Nous sommes tels que nous sommes, avec nos limites et nos faiblesses. Si nous étions parfaits, nous serions tous des dieux et il n’y aurait pas d’humanité. Au XXIe siècle, le diable est toujours et ô combien présent. Dans nos désirs, nos jalousies, dans notre côté vaniteux et égoïste, etc. Ne soyons pas "naïfs" nous demande le pape… Dans son homélie d’aujourd’hui, le souverain nous invite à prendre conscience de la réalité du Mal et "à apprendre dans l’Evangile comment lutter contre lui."

S.T (avec Radio Vatican)

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