Les différentes manières de vivre la période de Carême ne manquent pas et ont tendance à se multiplier au rythme de la révolution numérique. Un Carême de plus en plus "à la carte" dont chacun est maître du jeu.
Chacun a sa façon de vivre pleinement le temps de Carême. Certains s’efforcent à manger moins, à se confesser davantage et à jeûner le vendredi. Des jeunes décident parfois de renoncer à Internet pour se consacrer à la prière. D’autres optent justement pour le numérique en participant à une retraite en ligne.
Sans recette miracle, le temps de carême est vécu par les fidèles catholiques de manière bien différente. Et vous, comment vivez-vous votre Carême?
Alors que pour l’Eglise, le Carême est la période où les catholiques se recueillent autour du jeûne, de la prière et de l’aumône, la démarche est parfois vécue bien différemment par les croyants. Cette période de 40 jours qui nous amènent vers Pâques représente pour certains l’occasion de manger moins de viande rouge, moins de chocolat, de sucrerie… D’autres décident de s’abstenir de télévision ou d’Internet. D’autres encore profitent de la période pour faire un travail intérieur, centré sur le "soi".
Le Carême branché
Les dominicains de Lille, proposent depuis douze ans un système de retraite via Internet. Pour préparer à la fête de Pâques du 20 avril prochain, les frères mettent à la disposition des amateurs en quête de spiritualité, 40 jours de retraite en ligne. Branchés smartphones, tablettes ou connectés via l’ordinateur de la maison, les utilisateurs auront l’occasion de prier où ils veulent, quand ils veulent, à l’aide des nombreuses applications téléchargeables. Une démarche qui invite ceux dont la vie défile à 100km/h à se poser, à méditer, le temps d’un trajet de train ou de métro, ou à l’écart dans une salle entre deux réunions.
Le Carême écolo
Le site chrétien La Vie propose quant lui de vivre le Carême sous une dimension écologique. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France sont particulièrement sensibles à cette dimension écologique. En ce temps de Carême, durant lequel les chrétiens sont invités à se débarrasser du superflu, la dimension écologique met l'accent sur l’importance du covoiturage pour limiter les excès de carbone. Apprendre à apprécier la nature, encourager les producteurs locaux, limiter sa consommation, recycler, composter, prier sont autant de propositions pour vivre un Carême plus écolo. Toujours dans une démarche écologique, c’est une réflexion sur le Carême du Partage que nous propose l’évêque auxiliaire pour Bruxelles, MgrJean Kockerols. En soutien avec la campagne de Carême d’Entraide et Fraternité sur les petits paysans du Brésil, l’évêque nous invite à nous "associer à leurs efforts, eux qui luttent pour obtenir ou garder leurs terres, faire vivre leurs familles et nourrir la population locale."
Quel sens? Pourquoi?
Peu importent les efforts, privations, démarches que chacun entreprend durant le Carême, il est essentiel que chacun réfléchisse au sens qu’il donne à ses actions. Dans son blog Alternatives Catholiques, Camille insiste sur le sens du Carême: "nos efforts et nos privations sont (...) à replacer dans un effort de conversion au bien. Par exemple, on ne jeûne pas pour jeûner mais parce que le partage est un bien, parce que la prière est un bien. L’Eglise laisse les catholiques libres de choisir leur effort de carême car chacun est en mesure de savoir quel est le bien qui prend une place démesurée dans sa vie." La version complète de cette analyse est à découvrir sur son blog.
ST (d’après Familles Chrétiennes, La Vie et Les Alternatives Catholiques)
Photo du diocèse de Tournai


