Les diplomates saluent l’action du pape


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Les diplomates saluent l’action du pape
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Pape François et diplomatesS'ils refusent, pour le moment, de donner un avis définitif sur l'action du nouveau pape, les milieux diplomatiques soulignent les impulsions qu'il a données depuis son élection, notamment dans le cadre de la crise syrienne. Son voyage en Terre sainte en mai prochain aura, selon eux, valeur de test.

Prudents par nature, les milieux diplomatiques estiment qu'il est encore trop tôt pour porter un véritable jugement sur l'action du pape François, mais deux faits ont malgré tout retenu leur attention durant cette première année de pontificat: sa visite à Lampedusa, le 8 juillet, et le jour de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, le 7 septembre. "Dans les deux cas, c'est la même logique", note un ambassadeur. "Une dimension spirituelle, un geste visible et une profondeur de pensée qui débouchent sur une démarche diplomatique."

Au-delà de ces deux initiatives, les diplomates notent un regain d'intérêt pour la personne du pape. Ils en ont pour preuve le nombre record des audiences - plus d'une soixantaine - sollicitées par les chefs d'Etat et les responsables de grandes organisations internationales. Le président américain Barack Obama, qui se rendra au Vatican le 27 mars prochain, ne tarit d'ailleurs pas d'éloge sur le pape. Il voit effectivement en lui "quelqu'un qui pense d'abord à se rapprocher des gens plutôt qu'à les repousser, à trouver ce qui est bon chez eux".

La méthode jésuite

A Rome, les ambassadeurs auprès du Saint-Siège n'ont pas encore pu mesurer l'impact de la nomination comme secrétaire d'Etat, en octobre dernier, du cardinal Pietro Parolin, qui a la réputation d'être un très fin diplomate. Mais tous ont remarqué le rôle nouveau dévolu à l'Académie pontificale des sciences, en passe de devenir un véritable "think tank" du Vatican. Il est effectivement chargé aujourd'hui de fournir au pape le dernier état de la question sur les grands sujets du monde contemporain. "C'est le côté jésuite, opérationnel du pape François", affirme Joseph Maïla, ancien directeur de la prospective au ministère français des Affaires étrangères. "Plus qu'une orientation, il y a une méthode. On nomme les problèmes, on réunit tous les éléments et on recherche des résultats concrets."

Quoi qu'il en soit, pour beaucoup d'observateurs, le prochain voyage du pape en Terre sainte, prévu en mai prochain, aura valeur de test. Il permettra effectivement de savoir si le souverain pontife envisage son action diplomatique à la façon de Jean-Paul II ou s'il reste dans une lignée plus classique.

P. A. (avec La Croix)

Photo: Le pape François entouré du corps diplomatique en mars 2013.

Catégorie : L'actu

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