L’Eglise copte orthodoxe inquiète pour ses fidèles en Libye


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L’Eglise copte orthodoxe inquiète pour ses fidèles en Libye
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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Copte2L'évêque copte orthodoxe de Libye, Pacôme de Beheira, a demandé aux autorités civiles de favoriser l'évacuation des coptes émigrés après l'assassinat par balles de sept travailleurs coptes orthodoxes à Bengazi le 23 février dernier.

Sept jeunes travailleurs égyptiens de confession chrétienne, âgés de 17 à 25 ans, ont été exécutés dimanche 23 février à Benghazi, berceau de la révolution libyenne, très probablement pour des motifs religieux. Ce n'est pas la première fois que des ressortissants de la communauté copte sont pris pour cible dans ce pays. En mars 2013, plusieurs dizaines d'entre eux ont effectivement été séquestrés et torturés par des miliciens qui les accusaient de prosélytisme.

Pour Mgr Pacôme de Beheira, l'évêque copte orthodoxe de Libye, c'en est trop. Il vient d'ailleurs de demander aux autorités civiles du pays de favoriser l'évacuation des coptes immigrés. Une information confirmée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptien, Bar Abdel-Aty. Celui-ci a indiqué que sont en cours des contacts avec le secrétariat du patriarche Tawadros II afin d'établir la liste des coptes établis en Libye – ils seraient environ 50.000 – et désireux de retourner en Egypte.

Déterminer la cause du crime

L'Eglise copte orthodoxe n'est pas la seule à avoir réagi à l'assassinat de ces sept ouvriers égyptiens. Une vingtaine d'ONG égyptiennes se mobilisent actuellement en Egypte et réclament une attitude plus ferme de la part des autorités. "L’Egypte n’a dépêché aucun enquêteur sur place afin d’identifier les auteurs de ce crime et de vérifier s’ils sont liés à des groupes terroristes en Egypte", a notamment déclaré Safwat Girgis, directeur du centre égyptien des droits humains.

Naguib Gabriel, président de la Fédération égyptienne des droits de l’homme, appelle, pour sa part, à la création d’un comité formé de représentants des ministères des Affaires étrangères, de la Justice et des organisations des droits de l’homme pour déterminer la cause de ce crime.

P. A. (avec Fides)

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