Comme Jean-Paul II, le pape François se rallie à la cause des victimes de "la pieuvre", surnom donné à la mafia italienne.
"Une vraie plaie sociale"; c'est en ces termes que le pape parlait, il y a un an déjà, des exactions de la mafia et plus particulièrement des sommes phénoménales (prêts à taux d'intérêts exorbitants) réclamées par la Cosa Nostra. Un pape très sensibilisé à ce sujet, semble-t-il, par sa connaissance des pratiques de corruptions en Argentine, et qui s'exprimera à ce propos ce vendredi 21 mars en soirée. En effet, François devrait rencontrer ce soir 700 proches de victimes de la mafia, réunis par l'association Libera, dans une église proche de la place Saint-Pierre à Rome. Fondée en 1995 par le père Don Luigi Ciotti, à la suite de l'assassinat des juges Falcone et Borsellino, Libera fédère 1.300 associations italiennes qui luttent, à un titre ou un autre, contre les mafias italiennes, à savoir Cosa Nostra en Sicile, Ndrangheta en Calabre et Camorra en Campanie.
Le pape François n'a cependant jamais été menacé car il est considéré comme intouchable dans la mentalité religieuse de ces mafieux italiens très superstitieux.
Le figaro/SB

