Des veillées de prière pour sortir de notre « coma spirituel »


Partager
Des veillées de prière pour sortir de notre « coma spirituel »
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Nuit des témoins 2Toute cette semaine, Aide à l'Eglise en détresse organise aux quatre coins de la France des veillées de prière pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie par fidélité au Christ. L'occasion d'entendre de grands témoins venus partager ce que vivent les chrétiens dans leur pays.

On estime à 200 millions le nombre de chrétiens dans le monde qui ne sont pas entièrement libres de vivre leur foi ou, en tout cas, pour qui le fait d'appartenir au Christ peut, à un moment donné, être problématique. Mais ce n'est pas tout: l'année dernière, 22 missionnaires ont été tués à travers le monde, soit près du double par rapport à 2012. C'est pour toutes ces femmes et tous ces hommes que l'antenne française d'Aide à l'Eglise en détresse organise chaque année "La Nuit des Témoins": des veillées de prière et des témoignages dans quatre grandes villes de France, à savoir Strasbourg, Paris, Bordeaux et Marseille.

Pour cette sixième édition, de grands témoins ont accepté de partager ce que vivent les chrétiens dans leur pays: Mgr Sidrak, patriarche de l’Eglise catholique copte, Mgr Nona, évêque de Mossoul, en Irak, Sœur Raghida Al Kouri, une religieuse syrienne, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque de Bangui, en Centrafrique, et le père Samer Nassif, prêtre maronite au Liban.

Le meilleur antidote

Pour Marc Fromager, directeur d'Aide à l'Eglise en détresse, ce genre d'événements est important, parce qu'en Europe, on s'est "habitué à l'idée que c'était normal d'être chrétien et qu'il n'y a aucun prix à payer pour suivre le Christ". "Pour nous", ajoute-t-il, "c'est le meilleur antidote au coma spirituel dans lequel nous sommes plongés" ."En Europe, il est déjà et il sera de moins en moins évident ou naturel d’être chrétien. Et donc, le fait de pouvoir observer, entendre, recueillir des témoignages de nos frères dans des régions où il est plus difficile d’être chrétien, est pour nous pédagogique ou en tout cas un bon accompagnement pour nous préparer à ce que nous vivons déjà, c’est-à-dire une espèce de marginalisation dans nos sociétés. Cela nous incite à nous mobiliser pour conserver notre foi vivante et à conserver l’espérance envers et contre tout."

P. A. (avec AED et Radio Vatican)


Dans la même catégorie