Bethléem : la restauration de la basilique de la Nativité a débuté


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Bethléem : la restauration de la basilique de la Nativité a débuté
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

basilique_nativite_bethleemEdifiée au IVe siècle par l'empereur romain Constantin Ier, la basilique de la Nativité, à Bethléem, attire tous les ans deux millions de visiteurs. Mais cette année, leur surprise pourrait être grande, lorsqu'ils découvriront le fameux édifice recouvert d'échafaudages.

Quand le pape François se rendra en pèlerinage à Bethléem en mai prochain, le toit de la basilique de la Nativité sera probablement couvert d'échafaudages. Aux termes d'un accord historique, l'Autorité palestinienne et les trois Eglises (orthodoxe, catholique et arménienne) qui se partagent l'édifice religieux ont effectivement décidé de commencer par la restauration de la charpente, une structure d'environ 20 tonnes qui n'a plus été entretenue depuis deux siècles et qui est attaquée par des champignons et des infiltrations d'eau.

L'ouvrage a été confié à une entreprise familiale de Toscane (Italie), spécialisée dans la préservation des charpentes anciennes, pour un coût d'1,9 million d'euros. "Le projet est de conserver au mieux ce qui est conservable, comme la poutre de la nef centrale", explique le restaurateur italien Marcello Piacenti.

Des travaux retardés

Bâtie sur le lieu présumé de la naissance du Christ, la basilique de la Nativité est l'une des plus vieilles églises du monde. Construite au IVe siècle par l'empereur romain Constantin Ier et restaurée sous Justinien au VIe siècle, elle a d'ailleurs été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en juin 2012, à la demande de la Palestine. Un atout essentiel pour cet édifice religieux, qui figure également depuis 2008 sur la liste des cent sites les plus menacés de l'Observatoire des monuments mondiaux.

Il faut dire que les travaux ont été plusieurs fois repoussés. En cause: les différents propriétaires des lieux – les communautés grecque et arménienne orthodoxes, et catholique romaine – qui peinent à se mettre d’accord, retardant ainsi la rénovation. "Les divisions entre ces trois Eglises sont parfois exagérées, mais il faut reconnaître qu’elles n’ont pas exactement les mêmes conceptions esthétiques", a expliqué au "Figaro" le frère Stéphane, ex-supérieur de la Nativité.

Un enjeu politique

L'enjeu de cette restauration, estimée à 15 millions d'euros, n'est pas seulement patrimonial, religieux ou touristique, mais également politique, puisque la ville de Bethléem, qui accueille deux millions de visiteurs par an, est située en zone autonome palestinienne. Voilà pourquoi les frais de la toiture sont couverts par l'Autorité palestinienne (à hauteur de 740.000 euros) et le secteur privé palestinien, ainsi que par des dons de Hongrie, de France, du Vatican, de Grèce et de Russie.

P. A.

Catégorie : L'actu

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