En principe, la polygamie est interdite dans notre pays. Pourtant, il arrive qu'en cas de décès de certains hommes, la pension de survie soit répartie entre plusieurs veuves.
L'Office National des Pensions a récemment envoyé un courrier à une Bruxelloise d'origine marocaine, veuve depuis 2005, pour lui annoncer qu'elle ne toucherait plus que la moitié de sa pension. L'autre moitié sera dorénavant payée à une autre épouse vivant au Maroc. Une nouvelle qui n'a évidemment pas manqué d'étonner la famille. Elle ne comprend pas pourquoi l'institution belge reconnaît une situation de polygamie, alors que celle-ci est strictement interdite dans notre pays.
Un cas loin d'être unique
En fait, cette décision est tout à fait légale et serait même loin d'être un cas unique. L'Office National des Pensions ne fait en effet qu'appliquer des conventions bilatérales conclues entre la Belgique et certains pays du Maghreb, comme le Maroc, l'Algérie et la Tunisie. En d'autres termes, si un deuxième ou un troisième mariage est contracté dans l'un de ces pays, l'Etat belge est tenu, en cas de décès de l'époux, de répartir la pension de survie entre les différentes veuves.
Dans le cas évoqué, la famille de la veuve va lancer une procédure pour que celle-ci puisse récupérer toute sa pension. Mais dans la plupart des cas, le tribunal a donné raison à l'Office National des Pensions.
P. A. (D'après La Libre)
