G8 : Une commission pour la protection des mineurs


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G8 : Une commission pour la protection des mineurs
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Sean O'MalleyOn sait très peu de choses de ce qui se dit entre le pape et les huit cardinaux qui le conseillent pour réformer la Curie romaine. Mais Mgr Sean O'Malley, archevêque de Boston et membre de ce groupe (photo), a annoncé que le pape avait décidé de mettre en place une commission spéciale pour la protection des mineurs dans l'Eglise.

D'après le père Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le pape François et les membres du Conseil des cardinaux travaillent dans un climat de sérénité, de cordialité et d'ouverture, où la parole est libre. On sait très peu de choses de ce qui s'est dit au cours de cette rencontre qui a début le 2 décembre dernier et s'achève ce jeudi, sauf qu'ils ont passé en revue la vingtaine de dicastères que compte la Curie romaine. Ils les ont abordés les uns après les autres, sans ordre précis, sans aucun critère de priorité, a précisé le père Lombardi.

La seule chose que l'on sait avec certitude, c'est que le pape a décidé de mettre en place une commission spéciale pour la protection des mineurs dans l'Eglise. C'est ce qu'a effectivement annoncé aujourd'hui le cardinal Sean O'Malley, membre du G8 et réputé pour sa lutte déterminée contre les abus sexuels commis dans l'Eglise américaine.

Une approche plus pastorale

"Cette commission devra formuler des suggestions pour de nouvelles initiatives, en collaboration avec les évêques et les conférences épiscopales", a-t-il expliqué, précisant que sa composition serait "annoncée très prochainement dans un document approprié". Les compétences de cette nouvelle commission seront étendues, a-t-il ajouté, aux programmes de formation des religieux, à la sécurité de l'environnement des mineurs, à la vérification de l'adéquation des futurs prêtres au ministère sacerdotal, à la pastorale de soutien aux victimes et à l'attention aux lois civiles.

"Jusqu'alors, l'accent a été mis sur les procédures juridiques et moins sur la réponse pastorale", a-t-il souligné. Ce qui ne sera plus le cas avec la mise en place de cette commission spéciale.

P. A. (avec Radio Vatican et La Croix)


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