Les détenus indigents reçoivent de l'argent de poche de l'établissement pénitentiaire dans lequel ils sont incarcérés. Mais la somme varie très fort d'une prison à l'autre.
Les établissements pénitentiaires sont tenus d'apporter une aide financière et matérielle aux détenus indigents, c'est-à-dire à ceux qui ne reçoivent pas de l'argent de l'extérieur et n'ont pas la possibilité de travailler au sein de la prison. Mais, d'après les données de la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, ce qu'ils reçoivent varient très fort d'un endroit à l'autre. Ainsi, à la prison d'Andenne, les détenus se voient garantir au minimum 50 euros par mois, auxquels il faut ajouter les articles d'hygiène (rasoir, brosse à dent, etc.) qu'elle fournit gratuitement, à l'instar des autres établissements pénitentiaires. La prison d'Ittre attribue le même budget mensuel minimal de 50 euros, réduit de moitié en cas de dégradations volontaires. L'aide est récupérée en cas de rentrées d'argent.
Dans la plupart des cas, l'aide sociale varie entre 30 et 45 euros. Sauf à Saint-Gilles et à Marneffe, où elle se limite à 5 euros par mois. Ce qui couvre parfois à peine les frais téléphoniques.
En fait, il n'existe pas de texte législatif imposant un montant minimal pour cette aide. Seule une circulaire ministérielle du 30 août 2011 stipule que c'est au directeur d'évaluer la situation de chaque détenu indigent et de statuer sur la nature de l'intervention du fonds d'entraide.
P. A. (d'après Belga)
