Après avoir obtenu le prix Gabriel décerné par le Centre religieux d’information et d’analyse de la BD (CRIABD) en 2012, « Jeanne la Pucelle » fait l’objet d’une exposition à l’UOPC Bruxelles, du 15 au 29 novembre 2013. Nous avons rencontré
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Chaque année, depuis 28 ans, le CRIABD (Centre religieux d’information et d’analyse de la bande dessinée) attribue un prix récompensant la meilleure BD chrétienne parue l’année précédente. Le but est de soutenir la publication de bandes dessinées participant à l’évangélisation. « Le prix Gabriel, qui se veut modeste et non chiffré en euros, est en quelque sorte un prix moral qui permet d’apposer un autocollant sur le livre récompensé, afin que la presse parle », explique Roland Francart.
L’attribution du prix est-elle limitée à un seul évènement ?
En fait, il ne suffit pas seulement de remettre le prix à l’auteur ou à l’éditeur au début de l’année, à l’occasion par exemple de la Foire du Livre. Six mois plus tard, nous organisons un autre événement, comme une conférence des auteurs ou une exposition à Bruxelles, qui peut se poursuivre dans d’autres villes. C’est ce que nous avons fait ce 15 novembre avec la conférence des auteurs de « Jeanne la pucelle » parue aux éditions Soleil, et l’exposition sur les albums de bandes dessinées consacrés à Jeanne. Cette organisation se fait en partenariat avec la librairie UOPC qui nous prête la salle et annonce l’évènement, et avec les Médias catholiques qui nous ont encouragés..
Qui étaient les autres acteurs de cet événement?
Quatre personnes ont pris la parole. Le vice-président du CRIABD a introduit le sujet, suivi par Marc Eelbo, spécialiste médiéval qui a abordé la Guerre de Cent ans afin de situer Jeanne d’Arc. De même, un collectionneur de bandes dessinées a traité des 30 albums consacrés à Jeanne d’Arc, tandis que le dessinateur Jean-François Cellier a parlé de son travail, en dialogue avec le scénariste Fabrice Hadjadj, philosophe, qui a expliqué comment, pour la première fois, il avait travaillé un scénario de Bande dessinée, avant de s’interroger sur qui était Jeanne d’Arc pour lui.
Que retirez vous de ces exposés ?
Le panel choisi a donné toute une richesse centrée sur le même thème: Jeanne d’Arc et –question principale– la sainteté de Jeanne d’Arc. Bien sûr, la Belgique connaît moins Jeanne d’Arc que la France. Mais les questions qui se posent sont celles-ci: Dieu était-il le Roi de France? Pourquoi a-t-il aidé la France contre l’Angleterre? Quelle était véritablement la vision de Dieu sur l’histoire de cette époque-là? J’ai une réponse: Jeanne d’Arc est venue pour la paix et la justice, tant la misère était grande dans ces pays. Jeanne d’Arc n’était pas contre l’Angleterre mais elle a lutté pour rétablir sur le trône un roi qui n’aurait jamais été couronné si elle n’était pas intervenue. Cela a finalement conduit à la paix et la justice.
Vous êtes donc satisfait de la soirée ?
Quelque 70 personnes ont participé à cette soirée de haut niveau. Les gens étaient ravis. Il est toujours intéressant de rencontrer des auteurs. On peut se féliciter de cette organisation du CRIABD.
D’autres projets en perspective?
Notre plan média est d’organiser la remise d’un nouveau prix Gabriel pour une BD parue en 2013, aux environs du mois de mars 2014. Pour l’instant, 15 albums ont déjà été sélectionnés. C’est le CRIABD qui donne le label de « BD chrétienne » par rapport aux BD historique ou humoristique sur un sujet religieux. Le jury est constitué d’une quinzaine de personne qui choisira le lauréat en février 2014. Le Prix Gabriel sera remis en mars.
- « Jeanne la Pucelle » fait l’objet d’une exposition à l’UOPC Bruxelles
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Propos recueillis par Rakotonandratoniarivo Guillaume







