Enseignement : les associations de parents veulent des actes, non des promesses


Partager
Enseignement : les associations de parents veulent des actes, non des promesses
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

écoleIl manque toujours de places dans les écoles de la région bruxelloise. Les associations de parents de l'enseignement catholique et officiel demandent au gouvernement de tenir ses promesse et de réviser le décret "Inscriptions".

Il y a peu, les ministres Jean-Marc Nollet et André Antoine ont annoncé qu'ils allaient lancer un plan d’urgence pour créer 3.750 places d’école d’ici la rentrée scolaire 2014. Le problème, est que ce plan est loin d’être passé comme une lettre à la poste au sein du gouvernement. Certains élus, principalement au PS, ne voient pas d'un bon œil que de l’argent public serve à financer la création de places dévolues au réseau catholique, propriétaire de ses bâtiments. Pourtant, il y a une réelle urgence, surtout en région bruxelloise où la pénurie de places est particulièrement criante.

Un cadastre public des places occupées et disponibles

Réunies en plateforme bruxelloise, les associations de parents de l’enseignement catholique et officiel – l'UFAPEC et la FAPEO – demandent au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de tenir ses promesses. Elles comprennent que, face à l'urgence, celui-ci s'oriente vers des structures modulaires. Mais pour les bâtiments à reconvertir ou à construire, elles plaident donc pour que des solutions durables puissent être mises en œuvre. Elles réclament, à ce titre, l'établissement d'urgence d'un cadastre public des places occupées et disponibles dans tous les établissements bruxellois, en distinguant les sections maternelles, primaires et secondaires, et ceci pour tous les réseaux d'enseignement.

L'UFAPEC et la FAPEO demandent également que soit garanti le droit d'accès à l'enseignement dès la première maternelle. "Cela se justifie d'autant plus", précisent-elles, "que l'impact d'une scolarité précoce est communément admis."

Des aménagements au décret "Inscriptions"

Les parents bruxellois veulent, en outre, une révision du décret "Inscriptions" en donnant moins de poids au critère géographique et davantage au choix d'école des parents. Enfin, concernant l'indice socio-économique, qui donne une priorité relative aux élèves défavorisés, ils demandent qu'il ne soit plus basé sur celui de l'école, mais bien lié directement à l'enfant.

P. A. (d'après La Libre)


Dans la même catégorie