Au Parlement wallon, une propositon de résolution a été déposée pour encourager la célébration de funérailles non confessionnelles ou laïques dans des lieux publics. Ce sera aux communes qu'incombera la responsabilité de trouver des lieux publics adéquats pour l'accueil de ce genre de célébrations.
Dans l'organisation de funérailles, les églises sont les lieux de prédilection pour rendre hommage au défunt. A la perte d'un proche, elles rassemblent croyants et moins croyants et les accompagnent sur le chemin du deuil. A côté des crématoriums, funérariums et salles de villages, certains députés du groupe écolo, soutenus par les autres groupes politiques du Parlement wallon, ont proposé des lieux publics alternatifs pour célébrer des funérailles non confessionnelles ou laïques.
Sans succès à Namur
Un tel projet avait déjà vu le jour à Namur où, depuis deux ans, l'ancienne salle des mariages accueille ce genre de cérémonie . Le succès du projet pilote, dirigé par la maison de la laïcité de Namur, est sérieusement mis en doute puisque 5 cérémonies seulement ont été célébrées en deux ans. "Les funérariums arrivent à gérer et il n'y a pas beaucoup de demandes. Nous avons surtout eu des cérémonies d'hommages funéraires sans présence d'un corps", commente Chantal Dauphin, directrice de la maison de la laïcité de Namur dans La Libre Belgique. Le député wallon Ecolo Stéphane Azée reste positif et assure que le projet a été tenté dans d'autres communes. "J'aimerais beaucoup que le site Internet des pouvoirs locaux de la Région wallonne donne la liste des communes qui proposent ce type de service. Notre proposition doit pouvoir permettre à des personnes qui sont frappées par ce drame d'y penser", a-t-il expliqué à La Libre Belgique.
La proposition devra recevoir l'avis du gouvernement wallon. Les partis politiques ayant déjà fait connaître leur accord, le texte devrait être adopté sans accrocs en séance plénière.
Sophie Timmermans


