Des femmes-prêtres sur les fresques des catacombes ?


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Des femmes-prêtres sur les fresques des catacombes ?
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Des fresques fraichement restaurées ont été dévoilées dans les catacombes de Priscille. La présence de femmes priant bras ouverts est une « preuve que des femmes-prêtres existaient dans l’Eglise primitive » selon certains groupes.

 

Des fresques fraichement restaurées ont été dévoilées ce mardi 19 novembre dans les catacombes de Priscille, au nord de Rome. Les archéologues datent ces fresque des années 230-240 après Jésus-Christ, incluant une image de la Vierge à l’Enfant qui serait la plus ancienne découverte à ce jour. Pour rappel, une fresque consiste en une peinture appliquée sur un enduit qui n’a pas encore eu le temps de sécher. De cette manière, la peinture pénètre directement dans le mur et s’y fixe définitivement.

Deux fresque ont suscité un début de controverse, puisque l’une d’elle représente une femme priant les bras étendus tandis qu’une autre illustre un repas communautaire entre femmes. Ces fresques figurent dans une chapelle ainsi que dans une sépulture. Des groupes voulant influencer l’Eglise catholique sur le thème de l’ordination de femmes-prêtres se sont saisis de cette occasion pour faire entendre leur opinion. La femme priant les bras ouverts signifie selon ces groupes qu’il s’agit d’un prêtre célébrant la messe, tandis que le repas communautaire représenterait l’eucharistie.

Les catacombes servaient aux chrétiens de Rome pour célébrer leur culte et enterrer leurs morts selon les rites chrétiens, à une époque où la foi chrétienne était encore interdite.

Durant les premiers siècles de l’ère chrétienne, la liturgie était bien différente de celle que nous connaissons actuellement. Ainsi, la célébration de l’eucharistie était précédée « d’agapes », sorte de repas communautaire où hommes et femmes étaient séparés. Quand à la position bras ouverts, elle n’est pas réservée aux prêtres mais est encore pratiquée par de nombreux fidèles lorsqu’ils s’adressent à Dieu dans la prière ou lorsqu’ils récitent le Notre Père. La tentative de récupération par différents groupes parait donc un peu simpliste.

Ouverture inédite à la modernité, il sera désormais possible de visiter sur Google Maps les catacombes de la Via Salaria dont celle de Priscille.

 

M. B.

Les catacombes de Priscille sur Google Maps

Catégorie : L'actu

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