Après deux semaines de débats parfois houleux, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a réussi à se mettre d'accord sur le plan devant créer de nouvelles places dans le fondamental et le secondaire. Une nouvelle accueillie avec soulagement par le Secrétariat de l'enseignement catholique.
Le 28 novembre dernier, le PS, le cdH et Ecolo se sont accordés sur la répartition d'une enveloppe globale de 55 millions d'euros pour la création de quelque 13.750 places dans l'enseignement fondamental essentiellement, mais aussi dans le secondaire, pour les zones les plus saturées de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les ministres Jean-Marc Nollet et Marie-Martine Schyns ont d'ailleurs été chargés de faire l'inventaire des communes où le manque de places dans les écoles est le plus criant.
Trois enveloppes
Une première enveloppe de 22,5 millions d'euros devra permettre aux écoles fondamentales d'élever des pavillons modulaires avant la rentrée de septembre 2014. La Fédération prendra en charge tous les frais – les écoles ne paieront pas un cent, quel que soit le réseau –, mais restera propriétaire des pavillons.
Une deuxième enveloppe de 22,5 millions d'euros a également été dégagée, mais cette fois pour financer des travaux "légers" de rénovation ou d'extension de bâtiments, à condition, évidemment, que ces travaux servent à créer de nouvelles places. Là aussi, la Fédération prendra tous les frais en charge, pourvu que chaque place créée ne coûte pas plus de 4.000 euros. Si le pouvoir organisateur de l'école souhaite dépasser ce montant, il pourra, mais à condition de payer la différence.
Enfin, dix millions d'euros ont été débloqués pour donner un peu d'air au secondaire: 3 millions pour installer du modulaire et 7 millions pour des travaux en dur. Ce qui devrait contribuer à apaiser la tension en première année du secondaire, que le décret "Inscriptions" a mise en évidence.
Une bonne nouvelle, selon le SeGEC
S'il a fallu tant de temps pour parvenir à cet accord, c'est parce que les partenaires de la majorité n'étaient pas sur la même longueur d'onde concernant la clé de financement. Le cdH et Ecolo souhaitaient que l'on tienne compte du nombre d'élèves par réseau, tandis que le PS craignait que cet accord n'empiète sur le Pacte scolaire de 1959. Les socialistes ont finalement obtenu que les élèves du réseau officiel compte pour deux. Cela n'a pas empêché le Secrétariat de l'enseignement catholique de saluer l'accord. "Il s'agit d'une bonne nouvelle, tant les besoins sont aigus, particulièrement à Bruxelles", peut-on lire dans le communiqué. "La décision respecte un principe d'égalité de traitement entre les élèves et les écoles, ce qui constitue un progrès considérable", précise-t-il. "Pour le SeGEC, cet accord fera date."
P. A. (avec "Le Soir" et "La Libre Belgique)

