Les 12 et 13 octobre derniers, la statue originale de Notre-Dame de Fatima, exceptionnellement venue du Portugal, a été présentée place Saint-Pierre à Rome. C'est devant elle que le pape François a prononcé, dimanche, un "Acte de confiance" à la Vierge de Fatima.
La statue de Notre-Dame de Fatima quitte très rarement son sanctuaire au cœur du Portugal. Sa dernière sortie remonte au mois de mai 2000, lorsqu’elle fut portée au Vatican et que Jean-Paul II prononça un nouvel "acte de confiance" à la Vierge. C'est le pape émérite Benoît XVI qui a demandé à ce qu'elle puisse être transportée à Rome, pour la fin de "l'Année de la foi", qui s'achèvera le 24 novembre prochain.
Après la messe célébrée devant plus de 100.000 fidèles, le pape François s'est adressé à Marie, lui demandant de "se pencher avec miséricorde sur l'humanité, affligée par le mal et blessée par le péché, pour la guérir et la sauver" "Enseigne-nous ton amour de prédilection pour les plus petits et les pauvres, pour ceux qui sont exclus et ceux qui souffrent, pour les pécheurs et les cœurs égarés", a-t-il ajouté. "Rassemble-les tous sous ta protection et remets-les tous à ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus."
"L'Eglise est une femme, une mère"
La veille, au matin, le pape s'est exprimé lors d'un colloque organisé par le Conseil pontifical pour les laïcs, à l'occasion du 25e anniversaire de la publication de "Mulieris dignitatem", l'encyclique de Jean-Paul II sur la vocation de la femme. S'écartant du discours préparé pour l'occasion, il a confié: "Je souffre, je vous dis la vérité, lorsque je vois, dans l'Eglise ou dans certaines organisations ecclésiales que le rôle de service de la femme glisse vers un rôle de servitude." Il a ajouté qu'il lui plaisait de penser que l'Eglise n'était pas masculine, mais féminine. "L'Eglise est une femme, une mère. C'est ça qui est beau, vous devriez réfléchir à cela", a-t-il lancé aux participants.
Deux dangers qui menacent les femmes
Le pape a évidemment évoqué l’encyclique "Mulieris dignitatem", assurant qu’il s’agissait d’un document historique, "le premier du magistère pontifical entièrement consacré au thème de la femme". Il a profité de l'occasion pour mettre en garde devant "deux dangers" qui "mortifient la femme et sa vocation". D'abord, celui de "réduire la maternité à un rôle social", et, "à l'inverse", celui de "promouvoir une espèce d'émancipation qui, pour occuper les espaces pris par le masculin, abandonne le féminin, et les traits précieux qui le caractérisent".
P. A. (avec La Croix, Apic et Radio Vatican)

