Des changements en vue pour la Conférence épiscopale italienne


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Des changements en vue pour la Conférence épiscopale italienne
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

pape - eveques italiensLe pape François va prochainement envoyer aux évêques italiens un questionnaire, en vue d'une réforme des statuts de la Conférence épiscopale et une réduction du nombre de diocèses.

"Un questionnaire a été élaboré et doit être envoyé aux évêques" en vue d’une réforme des statuts de la Conférence des évêques italiens, rapporte le quotidien "La Stampa" dans son édition du 27 septembre dernier. "Parmi les questions proposées par le pape, sur lesquelles doivent se prononcer les évêques italiens, figure la possibilité de nommer un prêtre comme secrétaire de la Conférence des évêques italiens (CEI) et non plus un évêque, ainsi qu’une modification de l’élection du président – jusqu’ici choisi directement par le pape en vertu du lien spécial qui unit l’Eglise italienne à l’évêque de Rome – et surtout une réduction du nombre des diocèses, après les fusions déjà réalisées dans les années 1980." En effet, l’Eglise italienne compte, à territoire et population équivalents à la France, deux fois plus de diocèses.

Les maux dont souffre l'épiscopat italien

Rencontrant les évêques italiens réunis en Assemblée plénière le 23 mai dernier, le pape François avait déjà marqué sa volonté de faire évoluer en profondeur l’Eglise italienne. Il avait notamment invité les évêques à prendre en charge "le dialogue avec les institutions culturelles, politiques et sociales". Il signait là un renversement de doctrine important, puisqu'en 2007, le cardinal secrétaire d'Etat Bertone avait explicitement retiré à l'épiscopat italien le dossier des relations avec l'Etat italien, préférant le gérer lui-même en direct.

Lors de cette rencontre, le pape s'était également livré à une véritable mise en garde contre nombre des maux dont souffre l’épiscopat italien. "Le manque de vigilance rend tiède le pasteur, le rend distrait, oublieux et même indifférent (…) Il risque d’être séduit par la perspective d’une carrière, la tentation de l’argent, et les compromis avec l’esprit du monde", avait-il déclaré. S’il se laisse aller, le pasteur "devient paresseux", il se transforme "en un fonctionnaire, un agent public plus préoccupé de lui-même, de l’organisation et des structures que du vrai bien du peuple de Dieu", avait-il ajouté.

P. A. (d'après La Croix)

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