Andrea Riccardi inaugurera donc la saison 2013-2014 des Grandes Conférences Catholiques, ce lundi 21 octobre à 20h. Il a choisi pour thème : "Christianisme et globalisation".
Un thème qui est d’actualité à l’heure où la globalisation est souvent critiquée et accusée d’être responsable de biens des problèmes économiques et sociaux. Pourtant, pour le fondateur de Sant’Egidio et ancien ministre du gouvernement italien de Mario Monti, la globalisation est la réalité par excellence de notre époque. Il estime que son impact est énorme et que, dès lors, le christianisme aussi doit se positionner face à cette problématique. "De nouveaux horizons s’ouvrent. Il y a la rapidité de la communication, les flux migratoires… tout cela influence notre identité. Nous ne pouvons plus penser comme "Italiens" ou "Belges". La place des grandes villes devient toujours plus importante avec la globalisation", a-t-il indiqué à notre confrère de Kerknet Jan De Volder.
Quant à l’avenir du christianisme en Europe, le professeur Riccardi estime "que les Européens ont souvent eu trop peur de la sécularisation" (fin de citation. Mais il ajoute qu’après le Concile, on a voulu construire l’Eglise comme une communauté parfaite, pas comme peuple de Dieu. Il précise que nous avons évolué d’un cléricalisme préconciliaire vers ce qu’il nomme une nouvelle sorte de cléricalisme où les prêtres expliquent aux gens comment former une communauté chrétienne. Pour Andrea Riccardi, on a eu peu de respect pour la dévotion populaire. "Il fallait former une 'petite Eglise' parfaite. Mais on a oublié d’aller à la rencontre des gens. Lorsque les gens se trouvaient en difficulté, il n’y avait soudain plus de prêtre pour les accompagner", dit-il.
A noter que vous pourrez retrouver l’interview complète d’Andrea Riccardi dans l’édition du journal Dimanche datée du 27 octobre et dès mercredi prochain sur le site InfoCatho.be.
JJD

