Un projet d’amendement prochainement soumis au Parlement pakistanais propose que les auteurs de fausses accusations de blasphème soient sanctionnés de la peine capitale. Le texte a été proposé le 18 septembre dernier par le très officiel "Conseil d'idéologie islamique", qui a pour rôle de vérifier la compatibilité des lois présentées au Parlement avec la loi islamique (charia).
La proposition du CII, a surpris certains observateurs, les membres du groupe étant connus pour leur intransigeance au sujet de la loi anti-blasphème. Mais la démarche est à replacer dans le contexte des récents scandales qui ont terni la réputation de plusieurs leaders islamistes, explique Eglises d'Asie, l'agence d'information des Missions Etrangères de Paris. Plusieurs imams ont effectivement été convaincus par la Justice d’avoir accusé faussement de blasphème des innocents, lesquels ont été emprisonnés et, pour certains, condamnés à mort. Lors de ces affaires, l'attitude du CII avait été vivement critiquée par la communauté internationale et les défenseurs des droits de l’homme.
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