Le fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, le professeur Andrea Riccardi, a adressé le 4 septembre une lettre ouverte aux leaders du G20, qui sont rassemblés aujourd'hui à Saint-Petersbourg. Il appelle à un effort renforcé de la communauté internationale pour une solution négociée du conflit en Syrie.
Un appel pressant pour "stopper la guerre en Syrie et reprendre les négociations" a été adressé aux leaders du G20. Dans son message, transmis à Rome aux ambassadeurs des gouvernements concernés, Andrea Riccardi rappelle les chiffres dramatiques du conflit en cours : Plus de cent mille morts, quatre millions de déplacés, deux millions de réfugiés essentiellement au Liban, et un pays qui risque d’être dépassé par l’urgence humanitaire.
"La guerre en Syrie", assure-t-il, "interroge la communauté internationale […] C'est un drame humanitaire et politique qui menace la stabilité du Moyen-Orient, et même au-delà".
"Nous, la Communauté de Sant’Egidio, forte d’une longue expérience de dialogue et d’engagement dans le travail pour la paix, nous croyons qu’il est nécessaire d’intervenir avec détermination pour inciter l’ensemble des acteurs à prendre le chemin d’une solution par la négociation", atteste fermement le professeur, dans sa lettre.
"Affirmer qu'en Syrie il est possible de négocier, n'est pas faire preuve de faiblesse mais plutôt d'audace politique. La voie politique, non militaire, est l'unique chose que l'Histoire ne reprochera pas aux gouvernements d'aujourd'hui".
Le fondateur de la Communauté de Sant'Egidio insiste : "la communauté internationale doit intervenir pour imposer un cessez-le-feu immédiat et une trêve qui pourra amener les parties à se parler".
"Nous demandons que le G20 s'exprime pour qu'un peuple en otage puisse retrouver un futur possible […] Nous vous demandons que cette demande soit mise à l'ordre du jour lors de la réunion du G20 à San Petersburg".
Lire l'intégralité de la lettre de Riccardi (en anglais) ici...
AL

