Le bilan du cardinal Bertone


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Le bilan du cardinal Bertone
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Cardinal BertoneLe cardinal Tarcisio Bertone, dont le remplacement au poste de secrétaire d’Etat du Vatican par Mgr Pietro Parolin a été annoncé le 31 août dernier, dresse un bilan plutôt positif de ses sept ans à la tête du gouvernement de l’Eglise, malgré les "corbeaux" et les "vipères".

En marge d’une cérémonie, le 1er septembre 2013 à Syracuse, en Sicile, le secrétaire d’Etat sortant a confié avoir "toujours tout donné", malgré ses défauts. "En repensant aujourd’hui à certains moments, j’agirais différemment…Cela ne veut pas dire que je n’ai pas cherché à servir l’Eglise", a-t-il relevé.

Un exécuteur loyal et fidèle

"D’une part, il semble que le secrétaire d’Etat décide et contrôle tout, mais ce n’est pas comme cela", a assuré le prélat italien. Il a expliqué qu’un bilan honnête doit tenir compte du fait que le secrétaire d’Etat est le premier collaborateur du pape, un exécuteur loyal et fidèle des tâches qui lui sont confiées. Et l’ancien bras droit de Benoît XVI de poursuivre : "Il y a certaines affaires qui nous ont échappé, y compris parce que ces problèmes étaient comme 'scellés' à l’intérieur de la gestion réalisée par certaines personnes qui ne se mettaient pas en contact avec la Secrétairerie d’Etat." Une allusion, probablement, aux remous provoqués par la levée de l’excommunication de l’évêque négationniste Richard Williamson, qui appartenait à la Fraternité traditionaliste St-Pie X.

"Bien sûr, il y a eu de nombreux problèmes, particulièrement ces deux dernières années ('l’affaire Vatileaks' et la question de la banque vaticane, par exemple, ndlr), et l’on a rejeté sur moi certaines accusations… un mélange de corbeaux et de vipères, mais cela ne devrait pas assombrir ce que je vois comme un bilan positif", a-t-il souligné.

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